Le feu vert clignotant pour les pompiers volontaires

La vice-première ministre et ministre de la Sécurité... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a annoncé, vendredi, un projet-pilote visant à évaluer l'utilisation du feu vert clignotant par les pompiers volontaires ou à temps partiel. Elle est entourée sur la photo du maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, et du préfet de la MRC, Mario Lyonnais.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) «Je suis convaincue que ça va faire la différence dans le temps d'intervention». Dès le 24 août, et pour une période de trois ans, les 170 pompiers volontaires ou à temps partiel oeuvrant sur le territoire de la MRC de Bécancour auront l'occasion de tester les prétentions de la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, sur l'utilisation du feu vert clignotant. Un projet-pilote qui s'ajoute à celui annoncé la semaine dernière dans la MRC des Collines-de-l'Outaouais.

C'est que la majorité des pompiers qui oeuvrent dans les municipalités de moins de 200 000 habitants le sont à titre volontaire ou à temps partiel. Or, lorsqu'une alarme incendie est déclenchée, ces pompiers doivent se rendre rapidement sur les lieux de l'événement ou à la caserne avec leur véhicule personnel. Ce projet-pilote permettra d'évaluer si l'utilisation du feu vert clignotant améliore leur temps de réponse.

Selon la vice-première ministre, le feu vert clignotant invite les automobilistes à céder le passage aux pompiers volontaires ou à temps partiel qui répondent à un appel d'urgence. «Mais ça ne vous autorise pas à enfreindre le code de sécurité routière», a-t-elle prévenu, vendredi, lors de la conférence de presse organisée à la caserne centrale de Bécancour.

Si la rive sud fut choisie, c'est, dit-elle, en raison de sa proximité des grands axes autoroutiers 40 et 55, du pont Laviolette, de routes secondaires et de la ville qui, de surcroît, fut déjà l'objet d'un projet-pilote dans le passé.

«Étant à côté du parc industriel, nos pompiers ont besoin d'une expertise particulière car ils n'ont pas à combattre des feux de cheminée et de chalet, mais un cocktail de chimie», a fait remarquer le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, qui souhaite profiter d'une prochaine visite de Mme Thériault pour lui parler d'économie.

Pour sa part, le préfet de la MRC de Bécancour, Mario Lyonnais, partage les convictions de la ministre selon lesquelles «nous allons sauver du temps sur les alarmes» avec le feu vert clignotant. «Ayant été pompier volontaire, j'avais déjà mis mon chapeau de pompier sur le toit de la voiture lors d'une intervention», a-t-il raconté.

Finalement, la ministre Thériault a rappelé que son gouvernement avait posé, depuis plusieurs mois, de nombreuses actions afin de renforcer la sécurité incendie au Québec. 

«Le projet-pilote qui verra le jour dans la MRC de Bécancour s'inscrit dans la foulée de ces mesures qui visent à améliorer la sécurité de tous les Québécois, y compris des pompiers volontaires ou à temps partiel. Je souhaite que les résultats de ce projet soient concluants, afin que le feu vert clignotant devienne un outil de travail supplémentaire pour améliorer l'efficacité de leurs interventions et, par le fait même, assurer un environnement plus sécuritaire à leurs concitoyens», a-t-elle conclu, la législation étant déjà prête depuis l'époque de Julie Boulet comme ministre des Transports.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer