Un premier pas vers un mur antibruit

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La Ville de Trois-Rivières et le ministère des Transports du Québec s'associent pour réaliser une étude sur la pollution sonore des deux côtés du tronçon de l'autoroute 55 situé du nord du boulevard Jean-XXIII jusqu'au sud de l'autoroute 40.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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(TROIS-RIVIÈRES) Une première étape en vue de la construction d'un éventuel mur antibruit le long d'une partie de l'autoroute 55 a été franchie. La Ville de Trois-Rivières et le ministère des Transports du Québec (MTQ) s'associent pour réaliser une étude sur la pollution sonore des deux côtés du tronçon de l'autoroute situé du nord du boulevard Jean-XXIII jusqu'au sud de l'autoroute 40.

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André Messier, le porte-parole des résidents qui demandent l'érection d'un mur antibruit le long de l'autoroute 55, discutait mardi soir après l'assemblée publique du conseil municipal avec le conseiller du district de Sainte-Marguerite, Pierre A. Dupont.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

«On demande au ministère de faire l'étude pour un mur antibruit pour tous les bâtiments construits avant 1998 qui sont présents dans le secteur concerné», explique Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières qui précise que l'étude sera payée équitablement par la Ville et le MTQ. «On doit connaître le niveau de décibels, combien un mur coûterait, combien de résidences construites avant 1998 sont touchées et jusqu'où la situation est problématique.»

Selon le maire Yves Lévesque, l'étude devrait avoir lieu cet été et ses résultats seraient disponibles l'automne prochain. «Je suis en politique depuis 1994 et je peux dire que oui il y a régulièrement des plaintes au sujet du bruit», avoue le maire.

Bien qu'ils sont conscients qu'on est loin d'une construction imminente d'un mur, si celle-ci se réalise un jour, les citoyens du secteur concerné par l'étude voient d'un bon oeil le mandat octroyé au MTQ par la Ville de Trois-Rivières. André Messier réside dans ce secteur depuis plusieurs années et il est le porte-parole du regroupement de citoyens qui demandent l'érection d'un mur antibruit. «C'est un premier pas. Nous sommes bien contents. Ça fait longtemps que les démarches sont en cours», soutient M. Messier.

Les citoyens ont rencontré depuis chaque député de Maskinongé afin de faire accepter l'idée de la construction d'un mur antibruit. «Nous avons rencontré plusieurs embûches depuis, il y avait d'autres priorités à la Ville», indique André Messier.

Dans sa Politique sur le bruit routier, publiée en 1998, le «MTQ reconnaît une part de responsabilité en ce qui concerne la pollution sonore générée par la circulation routière». Des mesures correctives sont donc appliquées lorsque le niveau de bruit extérieur est supérieur à 65 décibels en moyenne sur une période de 24 heures.

Si l'étude sur la pollution sonore démontre qu'il y a un problème, le MTQ est prêt à payer 50 % de la facture du mur. Par la suite, si un mur antibruit est construit, les citoyens des secteurs concernés devront payer le reste de la facture via une taxe d'amélioration locale. «C'est pour ça qu'on veut savoir combien ça va coûter. L'étude du MTQ ne veut pas dire que nous allons faire le mur», note Yvan Toutant.

Par contre, l'étude sur le bruit ne concerne que le secteur mentionné plus haut. Même si des citoyens des rues Marion, Daviau ou Huard, pour ne nommer que celles-là, ont demandé lors de la dernière campagne électorale la construction d'un mur antibruit en raison de la pollution sonore créée par la circulation sur l'autoroute 55, l'étude ne les concerne pas. Les résidences de ce secteur ont été construites après 1998.

La Ville soutient essentiellement que les résidents de ce secteur ont acheté leur maison en sachant que le bruit était important. «Lorsque les gens ont acheté leur maison, l'autoroute était là. On ne peut pas revendiquer un mur par la suite», précise le maire en parlant notamment du secteur de la rue Marion.

Selon Jean Lamarche, porte-parole du MTQ, entre 30 000 et 37 000 véhicules circulent en moyenne chaque jour sur l'autoroute 55, entre le boulevard Jean-XXIII et l'autoroute 40.

gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca

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