Le défi du seau d'eau glacée: un succès inespéré!

Il fallait être passablement isolé l'été dernier pour... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

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Il fallait être passablement isolé l'été dernier pour ne pas avoir entendu parler du «Défi du seau d'eau glacée» (Ice Bucket Challenge) au profit de la Société de la Sclérose latérale amyotrophique (SLA). Les Québécois ont amassé 2 550 000 $ via cette campagne pour le moins originale.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il fallait être passablement isolé l'été dernier pour ne pas avoir entendu parler du «Défi du seau d'eau glacée» (Ice Bucket Challenge) au profit de la Société de la Sclérose latérale amyotrophique (SLA). Le phénomène des sympathisants à la cause qui se filmaient en plein déversement d'un seau d'eau sur la tête est rapidement devenu viral. Les Québécois ont amassé 2 550 000 $ via cette campagne pour le moins originale.

Inespérée, cette manne? «Inespérée est un euphémisme», répond Renée Myriam Larabie, coordonnatrice aux communications pour la Société de la Sclérose latérale amyotrophique du Québec. «On l'a plus ou moins vue venir, parce que c'est une initiative de la communauté. C'est parti de deux jeunes américains atteints de la SLA. À la fin de juillet et au début d'août, on voyait que ça prenait de l'importance sur les réseaux sociaux, et chez nous aussi. Ce n'est pas quelque chose qu'on avait prévu!», ajoute-t-elle.

Soixante-dix pour cent de l'argent amassé est destiné à la recherche et 30 % est dédié aux services aux gens atteints, à leur entourage et aux aidants. «Après le défi du seau d'eau, nous sommes confrontés au défi de la pérennité pour maintenir nos projets», indique Mme Larabie en énumérant les autres activités de financement de la Société, dont une marche et un défi cycliste.

Même si le Défi du seau d'eau glacée ne connaîtra probablement pas de prise 2, ses dividendes demeurent plus que monétaires. «Le plus gros enjeu aura été d'accroître la connaissance de la maladie, de sensibiliser. Je crois que plusieurs personnes auront été sensibilisées et garderont un intérêt pour la cause», soutient Mme Larabie.

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