Les défis de la philanthropie en 2015

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Natalie Rousseau, directrice générale de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La plupart des responsables de fondations ou d'organisations qui amassent des fonds vous le diront: l'industrie de la sollicitation représente un défi constant. Dans les programmations d'activités de financement, les classiques doivent cohabiter avec les nouvelles tendances, et les organisateurs doivent faire preuve de créativité et penser à toutes les clientèles.

Par exemple, pour conquérir une autre catégorie de donateurs, la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières a organisé un bal des princesses, qui comme son nom l'indique, s'adresse aux fillettes et leur propose un après-midi de... princesses. Neuf mille dollars ont été amassés lors de cette activité tenue à l'Oriflamme. «Il faut multiplier les façons de solliciter. Il faut être innovant», confirme la directrice de la fondation Natalie Villemure.

À l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières, la directrice générale Natalie Rousseau tente elle aussi de varier les activités et d'en proposer dans des échelles de prix qui favorisent l'accessibilité. Les billets pour la dégustation de bières et saucisses annuelle coûtent 100 $ tandis que ceux pour le tirage d'un voyage à Berlin où on pouvait assister à un concert d'opéra dirigé par Jacques Lacombe cet hiver ont été vendus 50 $. Une soirée-cabaret offrait pour sa part des billets à 35 $. «Le tirage a vraiment bien fonctionné. On essaie de trouver des activités auxquelles différentes strates de la population peuvent participer», indique Mme Rousseau.

«La philanthropie, c'est un défi. C'est un éternel recommencement. On sait qu'à chaque année on repart à zéro, même si on a de l'expertise dans l'organisation de nos activités», confie Carol Beaudry, coordonnatrice régionale de Leucan Mauricie et Centre-du-Québec. «Nous, la majorité de nos donateurs sont de petits donateurs. Il faut donc à chaque année aller chercher des milliers de donateurs», explique la dame dont l'organisation gère entre autres le Défi des têtes rasées depuis 15 ans.

Comme d'autres organisations, celle de Mme Beaudry aimerait aussi pouvoir compter sur plus de dons majeurs. «Les corporations sont de plus en plus sollicitées. Elles vont alors être très exigeantes. Elles veulent avoir un bon retour en visibilité. C'est devenu une business», observe-t-elle.

«Les organisations sont beaucoup plus sollicitées qu'avant, et ont moins de moyens qu'avant», confirme Danielle St-Amand, qui s'est impliquée dans plusieurs causes dont celles de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec, le Havre et de l'Accalmie, après avoir dirigé la fondation du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières pendant sept ans.

Plusieurs dirigeants de fondations ou d'organismes interrogés font référence au contexte économique difficile quand ils évoquent les défis de la philanthropie en 2015 en Mauricie. Les fermetures d'entreprises provoquent une précarité qui peut limiter les capacités des gens à donner.

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