Les groupes de défense des travailleurs presque oubliés

Manon Brunelle, porte-parole du Front de défense des... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Manon Brunelle, porte-parole du Front de défense des non-syndiqués de l'Estrie, Marie-Josée Magny, porte-parole du FDNS de la Mauricie et du Centre-du-Québec, et Mélanie Gauvin, porte-parole nationale du FDNS, ont rencontré les médias mercredi midi.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Front de défense des non-syndiqués dénonce le fait que les organismes qui défendent les travailleurs aient peu de voix dans le débat entourant le projet de loi 42.

Ce projet de loi prévoit la fusion entre la Commission de l'équité salariale, la Commission des normes du travail et la Commission de la santé et de la sécurité du travail. Le projet est entendu par la Commission de l'économie et du travail dans le cadre de consultations et d'auditions publiques, mais les représentantes du FDNS s'indignent que cet organisme soit ignoré.

«Les gens qui devront vivre avec les conséquences (de ces changements) sont les personnes syndiquées et non syndiquées. Mais les personnes non syndiquées représentent près de 60 % de la main-d'oeuvre québécoise. Elles sont vulnérables. Quel sera le service offert en bout de ligne?», s'interroge Mélanie Gauvin, porte-parole nationale du FDNS, elle qui se pose beaucoup de questions concernant l'avenir des missions et des expertises des organismes gouvernementaux qui seront fusionnés.

Le FDNS a rencontré les médias mercredi midi à Trois-Rivières devant l'édifice qui abrite le bureau de comté du ministre Jean-Denis Girard. Quelque 15 personnes étaient réunies pour critiquer la façon de procéder du gouvernement Couillard dans ce processus qui laisserait davantage de place aux associations patronales qu'aux organismes défendant les droits des travailleurs.

«Tout cela nous amène à nous questionner sur le ministre (du Travail, Sam) Hamad. Pourtant, il nous connaît, il connaît nos revendications. On refuse d'entendre les porte-parole de ces groupes et c'est inacceptable», soulève Marie-Josée Magny, porte-parole du FDNS de la Mauricie et du Centre-du-Québec, qui affirme ne plus avoir d'accès direct aux élus régionaux.

La fusion entre des commissions ayant des mandats très différents pourra entraîner des impacts non seulement sur la confidentialité de certaines données, mais aussi sur le traitement de plaintes qui seront déposées, estime le FDNS.

«Le grand oublié, c'est le travailleur», croit Manon Brunelle, porte-parole du FDNS de l'Estrie.

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