Les créateurs du Drysnake n'ont pas séduit les Dragons

Le cofondateur du Drysnake, Jean-François Vézina, espère toujours... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le cofondateur du Drysnake, Jean-François Vézina, espère toujours retrouver son produit dans les grandes chaînes de distribution.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les hommes d'affaires Jean-François Vézina et Pierrot Lebel n'ont pas réussi à convaincre les Dragons.

Invités sur le plateau de la populaire émission Dans l'oeil du dragon, les créateurs du Drysnake, cette poche de hockey dotée d'un système de ventilation pour éliminer les mauvaises odeurs, ont été remerciés par les cinq têtes d'affiche, à la suite d'une brève présentation.

Les deux partenaires demandaient 100 000 $ pour 10 % de leur compagnie. Cela n'a pas semblé enchanter les Dragons.

«Est-ce que vous vendriez 100 % de votre compagnie pour un million de dollars?» a questionné Mitch Garber.

M. Lebel a répondu oui sans hésiter, ce qui était suffisant pour M. Garber. «Ça me dit que vous ne croyez pas en votre entreprise.»

Lui-même un hockeyeur, Martin-Luc Archambault s'est ensuite interrogé sur la pertinence du sac en tant que tel. «J'ai de la difficulté à croire que mon stock ne va pas puer s'il est tout empilé ensemble et que je ne fais que retirer les sous-vêtements. Je serais vraiment curieux de l'essayer.»

Les Dragons ont aussi été refroidis par le fait que l'équipement ne peut être inclus dans un sac que l'on possède déjà.

«Vous n'avez pas démontré qu'il existe un marché et votre valorisation est déraisonnable, une erreur que font souvent les entrepreneurs. La prochaine fois, vous devrez être moins gourmands. Soyez plus raisonnables par rapport à la valorisation si vous cherchez un partenaire, parce que ça vaut de l'or», a conclu Alexandre Taillefer, mentionnant au passage que le produit était intéressant et que les deux hommes d'affaires avaient accompli du bon boulot, qu'ils avaient une bonne idée au départ.

Déçus, mais pas anéantis

Affichant leur déception, Jean-François Vézina et Pierrot Lebel juraient néanmoins ne pas avoir été trop sonnés par la réplique des cinq Dragons.

«C'est dommage, on n'a pas eu le temps d'expliquer notre produit. Nous y allions d'abord pour l'exposure. Mais ç'a quand même été une belle expérience.»

La bonne nouvelle, c'est que les concepteurs du Drysnake apparaissent de plus en plus dans les médias. Après le premier article paru dans le cahier Cap sur demain - Innover pour réussir du Nouvelliste en avril 2014, les deux comparses ont visité les plateaux de RDI Économie, Salut Bonjour! et L'Antichambre, pour ne nommer que ceux-là.

Au total, ils affirment avoir vendu près de 500 sacs de hockey, dont une centaine en Suisse. «Nous avons aussi optimisé le produit en changeant des matériaux, en améliorant son efficacité. On a d'ailleurs retravaillé les 100 premières poches et les clients sont satisfaits.»

Groupe Fitsystèmes inc. déménagera d'ici la fin du mois dans de nouveaux locaux, sur la rue des Érables, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. «De gros joueurs nous ont contactés depuis notre passage aux Dragons au mois de mars [l'émission a été télédiffusée hier]. Nous pourrions annoncer de bonnes nouvelles dans un avenir rapproché.»

Le chiffre d'affaires de la compagnie Groupe Fitsystèmes inc. avoisine les 50 000 $ pour la première année, l'inventaire est de 65 000 $. L'objectif des cofondateurs de Drysnake consiste à baisser les coûts de production en allant en Chine, question de mieux distribuer le produit. Le but est de vendre le Drysnake à 199 $. Il se vend actuellement entre 249 $ et 299 $ l'unité.

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