Népal: un Nicolétain au coeur des décombres

Le travail du capitaine Gabriel Rousseau consiste notamment... (Photo: Forces armées canadiennes)

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Le travail du capitaine Gabriel Rousseau consiste notamment à informer les médias sur le rôle des militaires canadiens déployés au Népal. On le voit ici avec Danièle Hamamjia, correspondante à Londres pour CTV, et Patricia Skinner, productrice senior pour CTV.

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(Trois-Rivières) Le capitaine Gabriel Rousseau se trouve ces jours-ci au Népal, au coeur des décombres. Le militaire originaire de Nicolet constate toute l'ampleur de la catastrophe qui a fait près de 10 000 morts, mais aussi la résilience des Népalais qui s'affairent à reconstruire rapidement, malgré des moyens limités.

«Les besoins ici sont immenses. Les gens ont perdu leur maison après ce gros tremblement de terre», affirme au bout du fil de Katmandou le capitaine Gabriel Rousseau, officier de relations publiques et chef d'équipe adjoint de Caméra de combat des Forces armées canadiennes.

«Le Népal est un pays en voie de développement. Les gens vivent avec peu de moyens, mais semblent très résilients. Plusieurs Népalais ont perdu des membres de leur famille.»

Le militaire originaire de la région est quotidiennement le témoin, depuis son arrivée au Népal, il y un peu plus d'une semaine, des conséquences terribles du tremblement de terre d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter. Les trop nombreux bâtiments de briques effondrés partout offrent une scène de rare désolation. «Le tremblement de terre a été très destructeur. Il y a partout des bâtiments écroulés ou affaissés. Les constructions étaient en briques, mais le mortier utilisé n'était pas le meilleur du monde», note le capitaine en affirmant qu'il n'a jamais été témoin d'une telle situation. «Débâtir les bâtiments et reconstruire est un véritable casse-tête. Et le Népal n'est pas un pays très riche.»

Le chef d'équipe adjoint de Caméra de combat des Forces armées canadiennes, une organisation militaire de relations publiques, accompagne l'Équipe canadienne d'intervention en cas de catastrophe des Forces armées (EICC ou DART en anglais, pour Disaster Assistance Response Team) déployée lors des jours suivants le terrible tremblement de terre qui a durement touché le Népal. Cette équipe spécialisée peut apporter de l'aide médicale, produire de l'eau potable et aménager ou réparer des infrastructures routières.

Les besoins sont partout, témoigne le militaire de Nicolet. Le capitaine Rousseau souligne que le rôle des militaires canadiens déployés au Népal consistait au début entre autres à colliger de l'information sur le terrain afin de définir les besoins pour que les interventions d'aide répondent vraiment aux besoins de la population sinistrée. Les militaires travaillent de concert avec les organisations non gouvernementales (ONG), avec l'Organisation des Nations unies (ONU) ainsi qu'avec le gouvernement népalais.

«Tout le monde veut aider, mais il faut prendre le temps de parler avec la population afin de bien connaître ses besoins», note Gabriel Rousseau.

Désormais, les militaires canadiens concentrent leurs efforts dans le district de Sindhupalchok, à environ deux ou trois heures de route de la capitale. Près de 80 soldats du Canada sont à pied d'oeuvre, dont plusieurs de la base de Valcartier.

Alors que la saison des pluies arrive à grands pas au Népal, la population tente de reconstruire rapidement. «Les Népalais ne veulent pas rester dans des camps de réfugiés. Ils veulent reconstruire eux-mêmes», souligne le militaire de Nicolet. «Les gens savent qu'ils ne pourront traverser la saison des pluies sous des tentes. Celles-ci ne résisteront pas. Il s'agit d'une préoccupation importante. C'est pour cette raison qu'ils tentent de reconstruire rapidement. Les gens s'entraident beaucoup.»

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