Bateau échoué à Trois-Rivières: une facture de 3,7 millions $

Le renflouement du Chaulk Determination, qui a sombré... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le renflouement du Chaulk Determination, qui a sombré au port de Trois-Rivières le 26 décembre, aura finalement coûté 3,7 millions $ au lieu du million prévu.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Trois millions et des poussières. Précisément 3,7 millions $. Voilà la facture qui sera déposée sur la table du propriétaire du Chaulk Determination, ce bateau-remorqueur qui a sombré au port de Trois-Rivières le 26 décembre dernier. Et la Garde côtière canadienne (GCC), qui a été contrainte d'avancer les fonds d'urgence afin d'éviter une catastrophe écologique, entend bien se faire rembourser jusqu'à la dernière goutte.

Les différentes étapes du renflouement du navire, terminé le 21 février dernier, avaient défrayé au jour le jour les manchettes hivernales, particulièrement à cause des 22 tonnes d'hydrocarbures que recelait le rafiot et qui menaçaient de se déverser dans la nature, fuyant par des lézardes ouvertes un peu partout dans la coque. En tout, une dizaine de tonnes avaient été récupérées dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, soit 9736 litres. À cette quantité s'ajoutaient 2434 litres d'eau huileuse composée de résidus d'hydrocarbures, et 420 litres de déchets solides, entre autres des branches, des débris et du matériel utilisé pour le nettoyage.

Si la GCC espérait alors compléter les opérations de renflouement en étirant tout au plus un million $, c'est finalement près de quatre fois plus qui auront été alloués. Le confinement, la surveillance, la récupération des hydrocarbures et le renflouement ont été pilotés par le Groupe Océan, sous l'attentive supervision de la GCC. L'apport d'une trentaine de travailleurs, dont des hommes-grenouilles, ainsi que la mobilisation d'un hélicoptère avaient été nécessaires pour compléter les travaux.

La facture avait été alors assumée non pas par le propriétaire, Chaulk Air, dont les coffres n'étaient tout simplement pas assez garnis pour pallier l'urgence, mais par la caisse d'indemnisation des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures causée par les navires.

Pour l'heure, le Chaulk Determination demeurera à quai au port de Trois-Rivières. Cette dernière instance évalue les possibilités qui s'offrent à elle pour poursuivre le propriétaire du bateau et ainsi revoir la couleur des sommes investies pour assurer l'amarrage de cette coquille vide dorénavant hors d'usage.

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