Bunker: le départ définitif de voisins particuliers

Le bunker des Hells Angels de Trois-Rivières sera... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le bunker des Hells Angels de Trois-Rivières sera vraisemblablement démoli.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Trois-Rivières) La démolition éventuelle du bunker des Hells Angels de Trois-Rivières permettra aux résidents du boulevard Saint-Jean, les voisins du fameux château fort du groupe de motards criminalisés, de tourner la page d'une longue histoire.

Lors des «beaux jours» du chapitre de Trois-Rivières, les rendez-vous entre Hells Angels étaient fréquents. Une de leurs voisines de longue date se souvient des nombreuses fêtes et du va-et-vient régulier des motos, même au milieu de la nuit.

«C'est une bonne nouvelle. Je suis bien contente de la saisie du bâtiment et de sa démolition. Il y avait beaucoup de laisser-aller ces dernières années. Ce n'est pas très beau sur le site», indique la dame qui a préféré garder l'anonymat. «Depuis que les Hells ne peuvent plus aller dans le bunker, c'est bien moins bruyant. Ils arrivaient souvent à trois heures du matin.»

Si certains résidents ont carrément refusé de commenter la nouvelle, ceux qui ont accepté de le faire ont tous demandé de conserver l'anonymat.

Malgré les nombreuses activités criminelles des membres du chapitre de Trois-Rivières, les résidents du secteur rencontrés par Le Nouvelliste hier affirment que les motards ont toujours été des voisins normalement courtois.

«Lorsqu'ils sont arrivés ici, ils nous avisaient même lorsqu'il y avait des partys. Cette attention a toutefois été abandonnée avec le temps», précise une résidente du secteur. «Ils n'étaient toutefois pas menaçants. Ils faisaient leurs affaires et laissaient les gens autour tranquilles.»

Un couple de jeunes parents qui habitent non loin du bunker ont confié qu'ils souhaitent que le secteur conserve sa tranquillité.

À l'instar de quelques résidents rencontrés, ils ne souhaitent pas que le site devienne commercial et que les nouvelles activités entraînent une intense circulation. La conseillère municipale de ce district, Marie-Claude Camirand, avoue comprendre cette préoccupation.

Par ailleurs, la représentante du district de Chavigny souligne avoir été surprise que Québec exige la démolition du repaire, bien qu'elle comprenne que le bâtiment est littéralement un bunker.

«Je trouve ça dommage. C'est de l'argent public gaspillé et c'est pour ça que la Ville ne veut pas procéder à une démolition. C'est extrêmement cher», soutient la conseillère Marie-Claude Camirand qui indique que déjà les logos du groupe de motards criminalisés avaient été enlevés du bâtiment, changeant ainsi son apparence. «Déjà ça donnait un aspect plus normal à la bâtisse.»

Ceux qui souhaitent la démolition dans les prochaines semaines pourraient être déçus, note la conseillère.

«On accueille la nouvelle favorablement, mais on voit qu'il y aura encore des délais. Il faut s'entendre avec le ministère et ensuite, on doit voir ce qui va se passer avec le terrain. C'est peut-être plus du commercial qui voudrait s'installer là en raison de l'autoroute, mais on ne sait pas s'il y a un promoteur intéressé», soutient Mme Camirand.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer