Plus de 2,5 millions $ octroyés cette année à l'Hippodrome 3R

Un nouveau record de vitesse a été établi... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Un nouveau record de vitesse a été établi hier lors de l'ouverture de la saison 2015 à l'Hippodrome 3R.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) C'est un départ! Les hommes à chevaux sous harnais et les amateurs de sport hippique l'attendaient avec une ardente patience depuis le début du printemps. Enfin, la saison 2015 de l'Hippodrome 3R est lancée. Dimanche, devant des centaines de personnes réunies pour célébrer les premiers tours de pistes, les coursiers se sont aventurés tête baissée sur le parcours ovale dans l'espoir d'obtenir la première bourse de la saison. Une saison qui sera haute en émotion avec 2,5 millions $ de prix qui seront octroyés parmi les équipes les plus rapides en Amérique du Nord.

Le directeur général du Club jockey du Québec, Vincent Trudel, compte beaucoup sur la programmation 2015 non seulement pour enraciner un peu plus Trois-Rivières sur la carte panaméricaine des courses de chevaux, mais également pour faire valoir auprès des gouvernements les retombées économiques qui en découlent.

Car contrairement à la plupart des hippodromes aux États-Unis et en Ontario, le circuit trifluvien fait ses frais sans quémander un cent des fonds publics. Il espère donc que la popularité grandissante de ce sport de gageures, qui attire grosso modo près de 5000 amateurs chaque semaine à Trois-Rivières et crée environ 700 emplois directs et indirects à travers le Québec, allumera une lumière à Québec. À son avis, l'investissement en vaut la chandelle.

«À Trois-Rivières, nous sommes l'une des seules juridictions en Amérique du Nord qui ne dispose pas d'investissement ou d'aucun support gouvernemental. Toutes les autres juridictions ont accès à d'autres formes de revenus, par exemple les machines à sous, les casinos, qui sont généralement adjacents aux pistes de course. Ici, nous avons réussi, sans aide financière du gouvernement ou de Loto-Québec, à relancer l'industrie des courses», se réjouit M. Trudel, en avouant tout de go que 2700 emplois supplémentaires pourraient être mis sur pied si un apport financier, même modeste, était injecté dans l'industrie hippique par les différents paliers gouvernementaux.

Pour l'heure, le directeur général avoue, sans se désespérer, que l'oreille étatique n'est pas en mode écoute. «Il y a encore des efforts à faire pour que le gouvernement comprenne bien notre dossier.»

Une quarantaine de programmes seront offerts à Trois-Rivières cette année. Autant de manifestations équestres retransmises simultanément sur les écrans d'une centaine d'hippodromes répartis un peu partout en Ontario et en Amérique du Nord, ainsi que dans les dix salles de jeux implantées dans autant de régions du Québec. Une visibilité exceptionnelle, en somme, tant pour l'Hippodrome 3R que pour la Ville de Trois-Rivières.

«Cette année, nous avons signé des ententes avec plusieurs hippodromes et plusieurs salons de paris à travers l'Amérique du Nord. Le signal en provenance de Trois-Rivières y sera diffusé. Pour nous, c'est important. Nous avions commencé l'année dernière à faire des efforts en ce sens, et la première réaction a été assez favorable. Cette année nous avons mis les bouchées doubles. C'est intéressant pour l'hippodrome, mais c'est surtout intéressant pour la région de Trois-Rivières», estime M. Trudel.

Un son de cloche partagé par Fernand Raymond, propriétaire de deux chevaux, rencontré hier dans les paddocks de l'hippodrome.

«C'est une belle piste à Trois-Rivières. Ça aurait été de valeur qu'ils démolissent ça. En plus, ça attire le monde et ça fait connaître la ville à l'extérieur. Y'a même du monde de l'Ontario qui viennent. Si le monde se déplace de loin de même, c'est signe que c'est bon. Comme propriétaire de chevaux, c'est important que les courses soient retransmises, si on veut faire un peu d'argent avec nos bêtes. Ça nous aide, parce que ça augmente les bourses.»

En réalité, le montant annuel des bourses est défini en fonction du nombre de paris enregistrés.

Fait à noter, l'hippodrome tiendra le 23 août son désormais célèbre Grand prix d'été, où s'affronteront les chevaux les plus rapides âgés de quatre ans.

«Les amateurs doivent s'attendre à une année à la hauteur, d'autant plus avec le retour de notre course d'envergure, le Grand prix d'été, qui va réunir les meilleurs coursiers d'Amérique du Nord. Cette année, l'enjeu sera de 200 000 $. C'est quelque chose pour Trois-Rivières», signale François Carignan, directeur des opérations de l'hippodrome. «Les courses à Trois-Rivières connaissent un essor fantastique depuis l'an dernier», conclut-il.

D'autant plus que, selon certains conducteurs, la piste trifluvienne est parmi l'une des plus performantes du circuit. L'an dernier, 16 records de vitesse ont été établis dans la cité de Laviolette. «Ici, c'est une très belle piste, c'est un beau demi-mille. Les gens travaillent fort sur la track, ils la gardent dure, ils la gardent belle, ils mettent du bon stock dessus. C'est pour ça que la track est vite», souligne Stéphane Gendron. Dimanche, un nouveau record à été établi: 1 min 57,04 s pour deux tours.

Cette année, les courses auront lieu les dimanches à compter de 13 h 30 et les mercredis dès 19 h, et ce, jusqu'au 2 septembre inclusivement.

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