André Valois portera les couleurs du Bloc québécois dans Trois-Rivières

André Valois, porté ici aux nues par Mitchell... (Photo: Émilie O'Connor)

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André Valois, porté ici aux nues par Mitchell Marin et Louis Plamondon, député de la circonscription de Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour.

Photo: Émilie O'Connor

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Avec l'arrivée d'André Valois sur la ligne de départ, qui portera le maillot du Bloc québécois à Trois-Rivières, la course que mèneront les candidats jusqu'à la campagne électorale fédérale à l'automne prochain se précise de plus en plus. Dans la cité de Laviolette, seul le Parti libéral n'a toujours pas nommé son poulain... même si certaines rumeurs persistent.

Samedi, environ 150 membres du Bloc québécois de la circonscription de Trois-Rivières, sur les 376 membres en règle, ont donc jeté leur dévolu sur le comptable retraité et Trifluvien d'origine André Valois. Déjà, ce dernier a dressé les grandes lignes du menu électoral qui, espère-t-il, lui permettra de déloger le député néodémocrate sortant, Robert Aubin.

Notons, entre autres, le dossier de la pyrrhotite, le passage de l'oléoduc Énergie Est, le chômage et la relance de l'industrie forestière, ainsi que la promotion du projet souverainiste au Québec et hors Québec. Avec ce programme, M. Valois souhaite faire flotter à nouveau le fleurdelisé sur la rue Bonaventure à Trois-Rivières, bureaux actuellement occupés par le député Aubin.

D'ici le 19 octobre, la courbe du Bloc québécois, qui compte seulement deux députés au parlement et dont le chef, Mario Beaulieu, n'est pas élu, pourrait être difficile à redresser. Malgré tout, M. Valois déborde d'optimisme.

«La côte du Parti, elle n'est pas longue à remonter, parce que nos souverainistes sont là. Il y a eu un glissement léger face à un Jack que l'on a aimé, mais nos gens sont toujours là. Et le fait que j'habite ici et que je suis d'ici, que je connais à peu près tous les gens, eh bien mon rôle, c'est de rapatrier tout ce pouvoir souverainiste-là», croit-il, ajoutant du même souffle que la nomination prochaine d'un nouveau capitaine à la barre du Parti québécois influencera positivement sa propre campagne. Pour l'anecdote, le candidat du Bloc avoue d'emblée sa préférence pour le député de Saint-Jérôme, Pierre-Karl Péladeau.

Samedi, M. Valois savourait déjà les délices de cette première victoire et, même s'il ne l'a pas nommé une seule fois dans son discours d'investiture, il entend bien travailler de pair avec son chef, Mario Beaulieu. «Je m'entends très bien avec Mario, que j'ai connu d'abord à la Société Saint-Jean-Baptiste. Nous allons travailler main dans la main. Nous avons les mêmes objectifs, c'est-à-dire le Québec d'abord. Premièrement, pour moi, c'est Trois-Rivières, je veux gagner Trois-Rivières», dit-il.

André Valois et Robert Aubin opposeront leurs idées à celles du conservateur Dominic Therrien, avocat de formation et Vancouvérois d'adoption. Ce dernier mise sur certains chevaux de bataille pour remporter la victoire, parmi lesquels le développement socioéconomique, la lutte à la pauvreté, ainsi que la défense des valeurs dites canadiennes (par exemple les «problèmes» liés au niqab). Robert Aubin, qui dit avoir «le couteau entre les dents», tablera quant à lui sur la pyrrhotite, sur l'expansion des installations portuaires trifluviennes, ainsi que sur la recherche fondamentale et le développement appliqué au sein des universités.

Bien au fait des rumeurs qui circulent dans les officines du Parti libéral, François-Philippe Champagne assure que sa famille politique dévoilera sous peu un candidat-vedette pour prendre la circonscription trifluvienne le

19 octobre. S'il ne veut pas s'avancer très loin dans cette affirmation, il signale tout de même que la personne choisie représente «une candidature de classe. C'est quelqu'un qui va certainement rallier l'ensemble des gens de Trois-Rivières, je n'ai aucun doute. C'est une candidature qui va rallier beaucoup de gens en Mauricie et à Trois-Rivières en particulier.»

Candidats en lice en Mauricie

Ailleurs en région, le portrait électoral se précise également. Le 9 mai prochain, en présence de l'ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, les membres du Bloc de la circonscription de Berthier-Maskinongé choisiront leur représentant parmi les trois candidats en lice, à savoir Simon Murphy-Gauthier, Antonin Provost et Yves Perron. Aucun conservateur n'a pour l'heure signalé son intérêt pour cette circonscription actuellement représentée à la Chambre des communes par la néodémocrate Ruth Ellen Brosseau. Enfin, le Parti libéral comptera sur l'agent immobilier Pierre Destrempes pour soutenir le porte-voix du chef Justin Trudeau.

Dans le comté de Saint-Maurice-Champlain, l'homme d'affaires François-Philippe Champagne, qui succède à Lise Saint-Denis, portera les couleurs des libéraux. Il montera dans le ring en compagnie de l'ex-conseiller municipal de Shawinigan Jacques Grenier, qui représentera l'équipe de Stephen Harper. Pour l'heure, le NPD n'a pas dévoilé son pugiliste.

Enfin, dans le comté de Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour, le doyen du Parlement, le bloquiste Louis Plamondon, sollicitera un 10e mandat auprès de ses électeurs. Il fera face cette fois à l'ex-militaire et ex-policier Claude Carpentier pour le Parti libéral et à Nicolas Tabah pour le Nouveau Parti démocratique. Aucun candidat ne défend pour l'instant les idées conservatrices.

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