Heureuse croisée des chemins pour Marc Langis 

Marc Langis dit avoir connu plusieurs événements puissants...

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Marc Langis dit avoir connu plusieurs événements puissants dans sa vie. Sa nomination à la direction du Conservatoire de musique de Gatineau en est un, considère-t-il.

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il y a un an, Marc Langis était bien loin de s'imaginer qu'il prendrait un jour la direction du Conservatoire de musique de Gatineau. Secrètement, il pouvait songer devenir éventuellement professeur de jazz et de musique populaire, ses spécialités, mais son avenir s'est tracé autrement. Dernièrement, le musicien s'est retrouvé à une croisée des chemins, un peu au même moment où les conservatoires se retrouvaient eux aussi devant un avenir en changement.

Sa nouvelle orientation a pris sa source à la fin de l'été denier, au moment où Céline Dion a effectué un retrait de la scène pour demeurer auprès de René Angélil, l'obligeant à une pause. Or, Marc Langis n'est pas du type à demeurer longtemps sans projet. 

Rentré chez lui à Gatineau, où il habite depuis cinq ans, il a plutôt choisi de relever un nouveau défi, celui de créer un programme en musique populaire et jazz pour un établissement collégial privé de Gatineau, programme qui permettra aux jeunes de ne pas prendre le large vers Montréal pour poursuivre leur cheminement musical. «On m'a engagé à titre de consultant et, comme ce programme s'articulait avec le Conservatoire de musique de Gatineau, je me suis retrouvé à côtoyer beaucoup les gens de cette institution», relate-t-il.

Marc Langis prenait déjà beaucoup de plaisir à développer une nouvelle approche de l'enseignement quand le poste de direction du Conservatoire s'est ouvert et que plusieurs personnes se sont mises à l'inciter à postuler. «Honnêtement, ce n'est pas là que je m'enlignais» dit-il, ce qui ne l'a pas empêché de réfléchir à l'idée, de s'y enticher, suffisamment pour déposer sa candidature dans un document de 12 pages. 

Son intérêt n'a fait que croître au fil d'un long et exigeant processus, dit-il. Trois entrevues, une batterie de tests psychométriques et d'évaluations plus tard, Marc Langis a été choisi parmi une douzaine de candidatures, dont une provenait même d'Australie. 

Pour lui, le contexte est idéal. Après des menaces de fermeture, il salue la décision du gouvernement de maintenir les conservatoires, moyennant certains changements qui lui conviennent tout à fait, notamment celui d'élargir la formation qu'on y retrouve à d'autres formes de musique. «Aujourd'hui, la musique est faite de métissage. Les styles se mélangent pour créer des oeuvres uniques», souligne-t-il. «J'ai de bonnes idées, de bons contacts, je pense vraiment que je peux les aider à les mettre sur de bonnes pistes.»

C'est jeudi matin qu'il est entré en fonction au sein de l'institution avec, en tête, l'image de sa première véritable rencontre avec la musique. Il était gamin quand son père l'a emmené au Conservatoire de musique de Trois-Rivières, où il a passé deux années qui ont eu un solide impact sur sa vie professionnelle. 

Il y a appris à décoder la musique pratiquement en même temps qu'il apprenait son alphabet, des souvenirs qui demeurent d'ailleurs ancrés pas trop loin du bonheur. Il a notamment en mémoire son professeur de formation auditive, Bernard Piché. «Quand tu as cinq ans et que tu aimes tes cours de solfège, c'est que tu as eu un très bon pédagogue devant toi», sourit-il. «Me retrouver 50 ans plus tard au Conservatoire, c'est très spécial.»

Quitter le monde de Céline

Quand on a passé vingt ans à évoluer dans une équipe de l'envergure de celle de Céline Dion, on ne quitte pas sans une vive émotion, dit Marc Langis. «Nous avons été tellement gâtés, tellement bien traités. Toutes ces années ont été extraordinaires. J'ai appris d'eux jusqu'à la toute fin», dit-il. «Mais j'ai 55 ans, je suis musicien et j'ai le goût d'explorer d'autres avenues.»

Pour la première fois depuis deux décennies, il pourra contrôler ses projets et ses disponibilités, ce qui lui permettra par ailleurs de poursuivre son travail avec sa nouvelle formation intitulée Bianca Basso, qui le lie à sa conjointe, la chanteuse de jazz Bianca Pittoors.

Mais il y a davantage. «Le destin m'a amené à aider l'organisation des conservatoires et je veux m'impliquer. J'ai tellement reçu... J'ai été boursier, la société québécoise m'a beaucoup aidé à réaliser mes rêves, je suis rendu à un stade de ma vie où j'ai le goût de remettre.»

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