Philippe Couillard interpellé à propos de Rivière-aux-Rats

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(LA Tuque) La fermeture de la scierie de Produit forestiers Mauricie à Rivière-aux-Rats, pour une période indéterminée, a rejoint, mercredi, Philippe Couillard à l'Assemblée nationale. En réponse à une question au Salon bleu, le premier ministre a reconnu que «malheureusement, il y a eu une mauvaise nouvelle à La Tuque».

«On en est très conscients, avec notre collègue la députée de Laviolette et les collègues députés de la Mauricie. On est à l'oeuvre déjà pour parler à l'entreprise, parler également aux travailleurs, aux familles elles-mêmes», a-t-il répondu.

Dans son intervention, le chef de l'opposition officielle, Stéphane Bédard, avait évoqué «les 300 pertes d'emplois chez Résolu en Mauricie» et les 300 autres chez Bell Helicopter.

«J'ai une liste de quatre pages de pertes d'emplois. Le premier ministre, il est dans l'apathie. Pour lui, tout va bien. Il s'est transformé en comptable au lieu de développer l'économie du Québec. Qu'est-ce qu'il va faire pour ces familles, ces 600 familles au Québec qui ont la nouvelle qu'ils n'auraient plus d'emploi demain matin?», lui a-t-il lancé lors de la période de questions et de réponses orales, voulant ainsi démontrer que «le bilan économique libéral est déplorable».

Pour sa part, la députée fédérale de Saint-Maurice-Champlain, Lise St-Denis, s'est dit consternée par l'annonce des mises à pieds. «Compte tenu des déclarations faites par les dirigeants de l'entreprise, relativement à la déficience d'approvisionnement en volume de bois, nous ne pouvons que constater que ce sont les travailleurs qui font encore les frais des stratégies de négociations des grandes entreprises», a-t-elle affirmé.

À son avis, la région a essuyé nombre de revers de fortune dans cette valse hésitation des grandes entreprises des secteurs primaire et secondaire quant à leur volonté réelle d'investissement et de modernisation de leurs installations. À chaque fois, dit-elle, les régions sont prises en otage et assistent impuissantes à des négociations qui se trament au-dessus des administrations régionales.

«À quand une vraie politique du bois instituée par le gouvernement fédéral? L'approvisionnement en matière première, les exportations vers le sud et la recherche et le développement sont autant de préoccupations pour les travailleurs de l'industrie qui appellent à une politique concertée et structurée de l'industrie forestière au pays», soutient la députée libérale.

Selon elle, cette dernière nouvelle n'est pas le début d'une catastrophe annoncée, mais la poursuite d'une politique de désintérêt manifeste des autorités publiques envers une industrie «qui doit être au centre de nos préoccupations».

«Pour l'heure, les dirigeants de la scierie ne peuvent ignorer les conséquences économiques et sociales de ces mises à pied. Cette administration doit prouver que les travailleurs ne font pas partie d'une stratégie de négociations sans commune mesure avec la réalité financière de leur entreprise. Les citoyens de la région ont contribué au succès et au profit de ces industries et ne méritent certainement pas d'être mis à pied dans le contexte actuel», poursuit-elle.

À l'instar des analystes économiques qui se sont penchés sur la santé du secteur forestier, Mme St-Denis croit que cette industrie demeure fondamentale pour le développement économique des régions et que ses produits peuvent être au diapason de la réalité environnementale de notre siècle.

«Les conséquences de ces fermetures d'usines touchent non seulement nos communautés, mais encore la confiance des populations à l'égard d'industries plus que centenaires. Nous sommes pour une politique forestière conséquente et c'est dans ce contexte que nous interpellons les premiers dirigeants de Résolu afin que leurs décisions ne minent pas inexorablement l'industrie du bois en Mauricie. L'exploitation des ressources de nos forêts vient avec des responsabilités sociales qui ne peuvent être continuellement ignorés par les conseils d'administration des grandes entreprises forestières», a-t-elle conclu.

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