La pyrrhotite: un problème régional, estime Yves Lévesque

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(TROIS-RIVIÈRES) Consterné par la possibilité de voir disparaître la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite (CAVP), le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, affirme que ce problème de construction dépasse les frontières de sa ville. Il ajoute de plus que la Coalition a permis par son travail acharné de modifier des pratiques qui s'appliquent à l'ensemble de la province.

«Je suis désolé de la situation. Chaque ville est autonome, mais la pyrrhotite est un dossier régional qui dépasse les frontières de Trois-Rivières», lance d'emblée le maire Yves Lévesque.

Le premier magistrat indique que plusieurs cas de contaminations à la pyrrhotite à l'extérieur du territoire trifluvien n'ont simplement pas encore été découverts. «Les autres villes ont peut-être moins de cas que Trois-Rivières, mais d'autres cas vont sortir prochainement. Beaucoup de gens ont de la pyrrhotite, mais ils ne le savent pas», précise Yves Lévesque. «La journée que ça va leur arriver, ils vont être bien contents d'avoir une structure qui est là pour les défendre.»

La CAVP a fait, selon le maire de Trois-Rivières, un travail «extraordinaire» de sensibilisation, mais aussi au niveau des changements réglementaires. «Ce que la Coalition a fait n'est pas juste bon pour les gens de Trois-Rivières, c'est bon pour tout le monde à travers le Québec», note le maire.

«Sans la Coalition, je ne crois pas qu'on aurait pu aller aussi loin avec les changements dans les règlements. On devrait être reconnaissant envers le travail de la Coalition», ajoute Yves Lévesque en soulignant que c'est le travail de la CAVP qui a permis de découvrir l'étendue du problème de la pyrrhotite.

Par ailleurs, la Coalition a permis, soutient M. Lévesque, de faire diminuer les prix des soumissions pour les réparations des fondations affectées par la pyrrhotite. «Toutes les interventions qu'elle a faites ont été au bénéfice de toute la région. Si tout le monde avait travaillé individuellement, ce n'est pas vrai qu'on serait rendu là aujourd'hui.»

Les raisons évoquées par le maire de Shawinigan, Michel Angers, pour justifier la décision de sa Ville de ne pas contribuer au financement de la Coalition sont rejetées du revers de la main par Yves Lévesque. Le maire de Trois-Rivières affirme que les fermetures d'usines qui ont grandement affectées Shawinigan sont le résultat de décisions d'entreprises privées.

Si la Coalition disparaît, le maire Lévesque craint que la pression sur Ottawa pour aider les victimes de la pyrrhotite s'atténue. Par ailleurs, il estime que si la Coalition cesse ses activités, c'est la Ville qui devra prendre en charge les victimes de la pyrrhotite. «Nous donnons 50 000 $ par année à la Coalition, mais si nous prenons cette situation en charge à la Ville, ça va coûter plus cher. Il y a beaucoup de bénévolat dans la Coalition.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer