La beauté pour vaincre le cancer

La joaillière Anne-Marie Chagnon et la comédienne Sylvie... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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La joaillière Anne-Marie Chagnon et la comédienne Sylvie Moreau étaient de passage à Trois-Rivières afin de promouvoir les «bijoux porteurs d'espoir» qui ont permis d'amasser jusqu'à maintenant plus de 40 000 $ au profit de l'Institut du cancer de Montréal pour le volet recherche sur le cancer de l'ovaire.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Pointez une femme du doigt parmi soixante-douze autres et vous verrez le visage humain du cancer de l'ovaire. Cette année, 17 000 Canadiennes recevront un diagnostique positif de ce type de cancer plus dévastateur que toutes les autres formes de cancer gynécologique réunies. Un coup de faux qui entraîne vers la mort, bon an, mal an, une femme sur 93. Comme si la Faucheuse avait décidé de creuser son nid là où la vie fait généralement le sien.

Mais ce n'est pas ce triste tableau, peint avec les couleurs de l'éternel féminin, qu'a voulu illustrer la comédienne Sylvie Moreau, ambassadrice de l'Institut du cancer de Montréal pour le volet recherche. De passage à Trois-Rivières en fin de semaine, Mme Moreau a plutôt lancé un message d'espoir, car détecté tôt, le cancer de l'ovaire peut être traité avec succès. Pour l'heure, les progrès techniques chirurgicales et la chimiothérapie font vaciller le taux de survie entre 15 et 25 % des patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire dépisté à un stade avancé. D'où l'importance de la recherche.

En compagnie de la joaillière Anne-Marie Chagnon, la comédienne sillonne donc le Québec pour appeler le plus grand nombre à se procurer les «bijoux porteurs d'espoir», une collection créée spécifiquement pour la campagne de financement intitulée les Journées de l'Espoir. Pour chaque bijou vendu, 5 $ sont remis par Mme Chagnon, auxquels s'additionne un autre 5 $ gracieuseté des boutiques participantes. Jusqu'à présent, plus de 40 000 $ ont ainsi été envoyés dans les coffres des laboratoires de recherche de l'Institut du cancer de Montréal.

Pour certaines femmes, le cancer rime souvent avec la perte d'une partie de leur féminité. Chute des cheveux, lésions à la bouche, traits tirés, sans compter toutes les séquelles secondaires qui ne paraissent pas de prime abord mais qui affectent tout de même l'aspect physique général. Il était donc tout à propos, pour Anne-Marie Chagnon, de combattre le cancer par la beauté, ici via le port d'un bijou, et ainsi redonner aux femmes une parcelle de l'estime de soi échappé sur le chemin de la guérison.

«La beauté va avec la lutte contre le cancer, va avec la recherche pour conserver cette beauté-là chez les femmes, conserver leur santé, car la beauté passe par la santé. Les bijoux sont la beauté. Ils conservent la femme belle, resplendissante, pimpante», souligne Mme Chagnon.

«D'associer les bijoux avec la recherche contre le cancer, je trouve que c'est vraiment une bonne idée. On transforme le cancer en quelque chose de positif, en quelque chose de beau. Les bijoux viennent embellir les femmes, ils leur redonnent espoir. Beaucoup perdent leurs cheveux, perdent leur féminité. En se parant de beaux bijoux, ça donne de l'espoir par la beauté», renchérit Camille Rousseau, gérante de la bijouterie Le Reflet situé au centre commercial Les Rivières où l'on peut acquérir les créations d'Anne-Marie Chagnon.

Pour Sylvie Moreau, dont la soeur jumelle, Nathalie, est en rémission d'un cancer de l'ovaire, il importait de placer sa notoriété publique au profit d'une cause qui la touche personnellement. Bien qu'elle avoue d'emblée être davantage une professionnelle des arts et de la culture, celle qui n'appuie généralement pas de cause sociale par peur d'être perçue comme «une imposteur», ne pouvait pas laisser passer cette «chance» de mettre l'épaule à la roue.

«On m'a très souvent demandé d'être porte-parole, mais j'étais gênée, car mon métier c'est d'être artiste, ce que je défends c'est la notion même d'être artiste. Je me suis impliquée lorsque les causes étaient très collées à mon métier parce que je ne me sentais pas imposteur. Mais dans le cas du cancer de l'ovaire, c'est tellement collé à ma vie, à moi-même, que je sens qu'en prenant la parole, je peux contribuer à aider des femmes», mentionne Mme Moreau avant de reprendre la route vers la boutique les Vêtements L, la Boutique Cinq continents et la bijouterie Bijoux O'Lov, autant de points de chute des «bijoux porteurs d'espoir».

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