Jean-Guy Paré et Réjean Hardy: «Nous sommes très fiers»

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Les deux anciens coprésidents de la Table de diversification économique, Réjean Hardy et Jean-Guy Paré.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Démis de leurs fonctions avec l'arrivée d'une nouvelle gouvernance, les coprésidents de la Table de diversification économique, Jean-Guy Paré et Réjean Hardy, se disent «très fiers» du boulot abattu au cours des deux dernières années et du bilan de 1300 emplois créés via une aide de 50 millions de dollars qui auront généré des investissements de l'ordre de 400 millions de dollars.

«On avait été nommé pour cinq ans. Mais je ne suis pas surpris. C'était une nomination politique et quand ça change, il arrive qu'il y ait des changements», admet M. Paré qui se dit tout de même triste de quitter.

Celui-ci a voulu rendre hommage à l'ancien député Jean-Martin Aussant qui, comme économiste, avait suggéré la fermeture de Gentilly-2. Comprise dans le programme électoral du Parti québécois, la fin du nucléaire était aussi accompagnée d'un engagement de 200 millions de dollars. Et il note la contribution de Yves Duhaime et Pierre-André Julien pour guider cette conversion économique qui fut inspirée de différents exemples, dont celui de Drummondville.

«Je suis l'un des concepteurs et on a établi ensemble les raisons d'être de ça», explique M. Paré, qui a tenu à saluer le travail des directeurs régionaux du ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Exportation, Vincent Bourassa et Denis Hébert, et du sous-ministre Jean-Marc Sauvé. «Avec eux, la pérennité du Fonds ne m'embête pas», confie celui qui se réjouit également du maintien des critères.

Après avoir fait le tour des 47 entreprises manufacturières de la MRC de Bécancour, «la moins entrepreneuriale au Centre-du-Québec», seulement une dizaine se sont prévalues du programme. D'où l'idée d'un carrefour entrepreneurial et d'un incubateur qui, dans ce dernier cas, pourrait accueillir une dizaine de promoteurs d'ici un an. «On va avoir un succès», prédit-il.

Par ailleurs, M. Paré n'a pas manqué de rappeler que l'actuel ministre Jean-Denis Girard s'était opposé à la fermeture de Gentilly-2 alors qu'il était président de la Chambre de commerce de la rive sud.

«Après avoir parlé du Fonds comme étant un prix de consolation et qu'il en faudrait plus, c'est maintenant lui qui le gère», s'est-il plu à indiquer.

Pour sa part, son homologue Réjean Hardy avoue que le duo s'attendait «depuis plusieurs semaines» à se faire indiquer la sortie, sachant que leur venue à la tête du Fonds relevait d'une «décision politique».

«Il y a des gens d'affaires qu'on a amenés et qui restent là, Chantal Rochette, Michel Deveault, Francine Clermont et Christian Poudrier. C'est un Fonds qui marche et il faut que ça continue», affirme le dirigeant d'Hardy Filtration. D'ailleurs, comme entrepreneur, la nouvelle composition du comité de diversification lui plaît bien. Et même s'il n'en fait plus partie, il n'hésitera pas à jouer un rôle d'ambassadeur pour tenter d'attirer des entreprises via son réseau de contacts.

Finalement, il veut se faire rassurant quant au traitement des dossiers.

«Il y a un code d'éthique qui fut mis en place et les promoteurs n'ont pas à être inquiets du tout», conclut celui qui dit avoir vécu une belle expérience.

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