«Important que Trois-Rivières soit là», selon la présidente de l'UMQ

La présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, en entrevue... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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La présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, en entrevue au Nouvelliste.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Après une première année de mandat «assez intense», la présidente de l'Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy, parle d'un moment historique pour le monde municipal avec «de grands chantiers et de grosses négociations». Et, dit-elle, «c'est important que Trois-Rivières soit là».

On sait que le maire Lévesque avait menacé de se retirer de l'organisme l'automne dernier à la suite du pacte fiscal transitoire conclu entre Québec et l'UMQ qui avait pour effet de priver sa Ville de 3,8 millions de dollars pour l'année 2015. Et son conseil municipal vient de décider de ne payer que la moitié de la cotisation annuelle de l'UMQ, histoire de voir la suite des choses. «J'apprécie Yves. Il n'a pas peur de ses opinions. C'est comme ça qu'on réussit à faire avancer les choses. Faire partie de l'organisation, ça ne nous muselle pas. Nous avons des conversations toujours très cordiales. Et les gens vont rester car l'UMQ est le meilleur véhicule», a-t-elle confié en entrevue éditoriale au Nouvelliste.

Dans le dossier de la pyrrhotite, celle-ci affirme que l'UMQ a déjà appuyé Trois-Rivières dans ses demandes d'aide financière. «On ne doit pas laisser une municipalité à elle-même, les gouvernements ont une responsabilité», croit-elle.

Comité sur l'allègement réglementaire et la reddition de comptes, reconnaissance des gouvernements de proximité et nouveau pacte fiscal pour 2016: voilà les trois grandes préoccupations de l'UMQ. «Tout est sur la table. On a déjà donné. Il faut avoir les moyens de nos compétences», a fait savoir celle qui parle d'une nouvelle façon de voir le rôle des municipalités.

Quand on lui demande si le pacte fiscal transitoire n'était pas à l'avantage de Montréal et Québec, elle rétorque que les coupes de 300 millions de dollars furent importantes «pour tout le monde municipal». «Et il y a eu la signature du PM pour les trois chantiers», signale-t-elle avant d'ajouter «qu'il faut que chacun trouve sa place dans cette disparité», de la municipalité de 76 habitants à la métropole.

Interrogée au sujet de la disparition des CRE et des CLD, qui vient d'être confirmée par l'adoption du projet de loi 28, Mme Roy considère que c'est la réduction des budgets consentis aux CLD qui «fait le plus mal», davantage que la révision du modèle. Quant à l'abolition des CRE, elle n'y voit pas un danger de revenir aux esprits de clocher. «Ce n'est pas ce que j'entends des maires, ils sont conscients de la nécessité de se parler et de se concerter, mais dans des structures plus souples», a-t-elle soutenu.

Par ailleurs, la présidente de l'UMQ est d'avis qu'il faille ajuster «nos champs de compétences avec nos champs fonciers», d'où cette proposition, entre autres, de toucher «un point de TVQ». Et si jamais Québec avait l'idée de refiler des responsabilités scolaires aux municipalités, le principe serait le même: «on ne veut pas de nouvelles compétences sans une nouvelle source de revenus», répète celle qui a déjà observé une hausse des coûts de 7 % au cours des cinq dernières années en raison de nouvelles normes de toutes sortes.

De plus, la mairesse de Sainte-Julie vient d'être nommée comme administratrice au Conseil du patronat du Québec. «J'ai accepté l'invitation du conseil d'administration du CPQ, car il est essentiel que les gouvernements de proximité soient à la même table que les principaux patrons du Québec pour travailler à la prospérité du Québec et de ses régions. Ils sont un employeur important puisque plus de 80 000 personnes travaillent au sein des municipalités québécoises. De plus, leurs actions sont structurantes et déterminantes pour l'économie de toutes les régions du Québec», croit-elle.

Finalement, cette dernière se prépare en vue des assises annuelles de l'UMQ, du 21 au 23 mai, qui se tiendra dans un contexte de «grandes réformes». Et en cette année électorale, tous les élus fédéraux ont été invités.

«On a passé par de grands vents avant les changements de saison. Mais ils étaient nécessaires pour que le monde municipal vogue vers la reconnaissance de leur autonomie», a-t-elle conclu.

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