Centre jeunesse: les offres du gouvernement dénoncées

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Une cinquantaine de personnes sont sorties dans les rues pour dénoncer les offres jugées méprisantes du gouvernement.

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Anne-Sophie St-Gelais-Nash
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Une cinquantaine de personnes se sont réunies jeudi midi devant les bureaux du Centre jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec pour faire entendre leur mécontentement face aux offres du gouvernement qu'ils qualifient de méprisantes.

Le principal point en litige est la convention collective des employés.

«Les offres qui nous sont faites actuellement sont méprisantes. On attaque notre salaire et nos conditions de travail», s'exclame la présidente du syndicat du centre jeunesse, Manon Hamel. Le regroupement demande une augmentation de 13,5 % sur trois ans alors que la proposition du gouvernement est de trois pour cent sur cinq ans. «Nous, on veut s'asseoir et négocier, mais en ce moment, on veut nous l'imposer», précise la présidente.

Les travailleurs dénoncent les agissements du gouvernement qui veut discuter plutôt que négocier.

«Pour nous c'est inconcevable de voir les offres qui nous sont faites présentement. Il nous demande d'être conciliant et de faire notre part, mais ça fait des années que nos employés font leur part», déclare Mme Hamel. Selon la présidente du syndicat, c'est l'expertise des professionnels qui risque le plus d'être touchée. «Ceux qui travaillent ici depuis de nombreuses années sont en train de faire des calculs pour s'en aller», explique-t-elle.

Les manifestants dénonçaient aussi les propos qu'a tenus le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, lors de son passage à l'émission Tout le monde en parle dimanche dernier. «Depuis 1999, nous n'avons jamais eu une augmentation de salaire qui suivait le coût de la vie. Il nous a mentionné qu'on en avait des augmentations parce qu'on a des échelles salariales, mais il ne sait pas de quoi il parle», indique Mme Hamel expliquant que la plupart des employés ont seulement une échelle.

Mesures musclées

Le vice-président de la FSSS-CSN, Claude Audy, assure que des mesures plus costaudes seront prises en cas d'inaction. «Il n'y a aucune écoute du ministère et du Conseil du trésor. On pense sérieusement à des perturbations économiques ou des blocages de routes», signale-t-il. M. Audy envisage l'automne à titre d'échéancier, mais n'écarte pas la possibilité que des mesures puissent être prises avant. «Il faut agir rapidement. Ça peut être cet été ou à l'automne en même temps que tout le monde», annonce-t-il.

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