Le président de Delastek impliqué dans une bousculade

Claude Lessard, président de Delastek.... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Claude Lessard, président de Delastek.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Comme quoi la tension monte dans le conflit chez Delastek à Shawinigan, le président Claude Lessard a été impliqué dans une bousculade avec un gréviste sur la ligne de piquetage, mercredi, s'attirant une intervention policière et une plainte de la part des syndiqués.

Selon la version des dirigeants de la section locale 1209, c'était une 16e journée de grève comme les précédentes pour les membres d'Unifor qui tiennent deux piquets de grève, l'un face à l'usine et l'autre derrière, avant que le dirigeant de l'entreprise ne sorte et s'en prenne physiquement à l'un des grévistes qui a été projeté sur un autre.

«C'est absolument inacceptable qu'un dirigeant d'entreprise agisse de la sorte. Il a chargé l'un de nos travailleurs. Le droit de grève est un droit reconnu dans notre société tout comme celui de tenir un piquet de grève», a indiqué Luc Deschênes, représentant national responsable du dossier.

Pour sa part, le président Lessard s'est fait peu loquace sur l'événement, reconnaissant qu'il y avait eu une poussée pour permettre à un camion de repartir de l'usine. Et il n'a pas voulu préciser les détails de l'interpellation après son passage au poste de police.

«Contrairement à ce que certains ont pu dire et comme la loi le prévoit, les grévistes ne bloquent en aucun temps l'accès à l'usine. Ce qu'ils font, comme on le fait sur tous les piquets de grève, c'est de la sensibilisation à notre conflit», a expliqué le porte-parole syndical.

Alors que le grand patron se défend d'avoir proféré des menaces de mort, M. Deschênes s'est contenté de dire que le président de Delastek «expliquera ça devant la justice», ne pouvant préciser la nature de la plainte.

Ce dernier prévient que le syndicat va suivre les procédures de près et compte bien assurer le respect des droits des grévistes dans ce dossier. «On regarde toutes les options que nous pourrions avoir, mais une chose est claire, on ne se laissera pas intimider et on va le regarder aller», a commenté M. Deschênes.

La cinquantaine de syndiqués de Delastek sont en grève depuis le 1er avril, tandis qu'un même nombre d'employés non-syndiqués traversent chaque jour la ligne de piquetage pour poursuivre les travaux en recherche et développement et maintenir les opérations de l'usine du secteur Grand-Mère.

Les prochaines rencontres de conciliation sont toujours prévues les 22 et 23 avril.

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