De la grogne dans les institutions muséales

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François Houde
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Le programme d'aide au fonctionnement pour les institutions muséales (PAFIM) du ministère de la Culture et des Communications fait peut-être des heureux mais il crée également du mécontentement. Son renouvellement, annoncé le 1er avril dernier, a permis aux institutions membres de la Coalition des musées reconnus-non soutenus de constater qu'elles sont toujours victimes d'une iniquité qu'elles jugent inacceptable.

Avant l'an 2000, des institutions muséales ont été reconnues par le ministère et, avec cette reconnaissance, est venue une aide financière annuelle par le biais du PAFIM. Une deuxième vague d'évaluations a eu lieu au début des années 2000 et 31 nouvelles institutions ont été reconnues par le gouvernement sans pour autant obtenir le soutien financier de leurs consoeurs reconnues depuis plus longtemps.

C'est dans ces circonstances que la Coalition des institutions muséales reconnues-non soutenues a vu le jour pour revendiquer son accès au PAFIM. Dans la région Mauricie et Centre-du-Québec, cinq institutions sont de la Coalition: Boréalis, le Centre de la Biodiversité, le Centre d'exposition Raymond-Lasnier, le Musée des Ursulines et le Musée du Bronze.

En 2012, le ministère de la Culture et des Communications a convenu que la situation était inacceptable et a offert une solution transitoire sous la forme d'une aide financière ponctuelle à ces institutions en promettant qu'elles seraient bientôt soutenues de façon récurrente ou, à tout le moins, ferait l'objet d'une nouvelle évaluation l'année suivante avec aide financière à la clé pour celles qui rencontreraient les critères. Rien n'a bougé depuis.

Constatant qu'elles sont encore exclues cette année, les institutions membres de la Coalition ont décidé de faire entendre leurs voix. «Le ministère n'agit pas ou trop lentement, indique un communiqué émis par la Coalition, et son inaction a des conséquences graves sur nos musées: suppression d'emplois, réduction des activités et même, pour certains d'entre nous, fermeture.»

On calcule que dans les musées de la Coalition, 33 emplois seront supprimés en 2015. Marie-Andrée Levasseur, directrice du Centre d'exposition Raymond-Lasnier et porte-parole régionale de la Coalition, indique que cela touche des institutions d'ici.

«Faute de ce soutien financier, beaucoup d'institutions de la région sont très mal en point. Certaines sont en processus de réflexion et vont supprimer des emplois. On ne peut passer sous silence cette situation inacceptable. C'est suite à nos représentations que le ministère a réagi en 2012 alors, on se voit dans l'obligation de se manifester de nouveau. Nous sommes appuyées par la Société des musées du Québec dans notre démarche. La situation touche des institutions dans toutes sortes de secteurs d'activité et dans toutes les régions du Québec. L'impact est vraiment très lourd.»

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