Johane Germain invitée par Slow Food Canada

Johane Germain, fondatrice du Convivium Slow Food Vallée-de-la-Batiscan....

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Johane Germain, fondatrice du Convivium Slow Food Vallée-de-la-Batiscan.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Johane Germain, fondatrice du Convivium Slow Food Vallée-de-la-Batiscan sera des conférenciers qui participeront au Terra Madre Saint-Laurent, au 22 au 26 avril alors que Montréal recevra tout le Canada à l'occasion de la première célébration nationale de l'alimentation «bonne propre et juste».

L'événement se déroulera conjointement à la réunion annuelle des convivia canadiens de Slow Food, à laquelle participera le fondateur et président de Slow Food international Carlo Petrini et le directeur de Slow Food USA, Richard McCarthy.

«On m'a invitée pour expliquer notre démarche citoyenne, étant donné que nous, dans la Vallée-de-la-Batiscan, notre action a été d'utiliser le mouvement Slow Food pour rassembler des personnes qui auparavant ne se connaissaient pas, explique Mme Germain. Comme voisins de la rivière Batiscan, ça nous a amenés à travailler ensemble dans un laboratoire rural. On en est à la phase innovation avec des entreprises écotouristiques de la Vallée-de-la-Batiscan, à créer le premier site web de la Vallée-de-la-Batiscan, et à développer un sentier patrimonial de Lac-Édouard jusqu'à Batiscan.»

Mme Germain ajoute que la particularité de son convivium est qu'il sort de l'assiette. «C'est pour cela que Slow Food Canada nous a invités, parce que notre action se passe sur le territoire.»

Rappelons que Slow Food est un mouvement international qui a pour principal objectif de sensibiliser les citoyens à l'écogastronomie. Son action se concrétise à travers plusieurs projets parmi lesquels l'Arche du goût, Terra Madre, le Presidio, l'université des sciences gastronomiques, le Salon international du goût etc. Il a été fondé en 1986 en réaction à l'émergence du mode de consommation de type restauration rapide (fast food) mais aussi à la mondialisation des marchés. Le logo du Slow Food est un escargot qui symbolise un mouvement lent.

Retraitée du ministère de l'Agriculture, Johane Germain a amorcé son projet en 2005 avec l'ambition de créer une zone écogastronomique faisant de la Vallée-de-la-Batiscan un laboratoire rural spécialisé en écodéveloppement. Elle a d'ailleurs produit un court métrage mettant en vedette les producteurs précurseurs de sa région. De fil en aiguille, elle a tenu des réunions de cuisine le long de la Batiscan, autant dans Mékinac, des Chenaux, le Haut-Saint-Maurice, que dans Portneuf car, fait-elle remarquer, la rivière Batiscan ne connaît pas de frontières administratives.

«Plusieurs d'entre nous sentent le besoin de préserver ce que nous avons. Notre principal capital est avant tout humain, le développement passe donc par les personnes. Ici, nous bénéficions d'un environnement peu modifié par l'industrialisation. La Vallée-de-la-Batiscan est le berceau de notre culture locale. Le savoir-faire associé au paysage est riche, varié et nous devons mettre en place des formules innovatrices pour préserver cette richesse. Nous avons un plan d'action de sept années, issu du projet «Batiscan Vallée de rêve» mis en action depuis 2007. Nous ne changeons pas le monde, mais je crois sincèrement que nous pouvons changer le cours des choses.»

En plus d'un patrimoine alimentaire, Slow Food Vallée-de-la-Batiscan met en effet en valeur un paysage, un lieu pour le tourisme, pour les voyageurs, pour les expéditions en canot, en train ou par un chemin de terre, d'où le projet de sentier patrimonial.

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