Une douzaine de résidences inondées à Shawinigan

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Une partie du boulevard des Laurentides s'est transformée en cours d'eau dimanche.

Photo: Courtoisie, Jacques Pleau

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Une douzaine de résidences du boulevard des Laurentides à Shawinigan ont été inondées par la fonte des neiges, une situation hautement applicable à la nonchalance de la Ville, soutiennent-ils.

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Résident du secteur de Saint-Gérard-des-Laurentides, Sylvain Landry affirme que les inondations auraient pu être évitées si les gens de la Ville de Shawinigan avaient suivi ses conseils.

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Claude Grenier, spécialiste du domaine des ressources humaines, venait de finir les rénovations dans son sous-sol. Il évalue les dommages à 20 000 $.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

La remontée des températures en fin de semaine a fait fondre la neige des champs entourant cette rue du secteur de Saint-Gérard-des-Laurentides. Un fossé bloqué n'a pu faire le travail d'évacuer l'eau provenant de ces terres, si bien que la rue est devenue un véritable cours d'eau en l'espace de quelques heures. La rue, qui n'est pas pourvue d'un système d'égout pluvial, a plutôt quelques puisards reliés au réseau d'égout sanitaire. Résultat: l'eau a refoulé jusque dans ces maisons, causant d'importants dommages dans les sous-sols.

Selon Sylvain Landry, la situation aurait pu être évitée si les gens de la Ville de Shawinigan avaient suivi ses conseils, lui dont la résidence est à quelques mètres du fossé bloqué par la neige.

«On avait eu un problème semblable il y a deux ans. Samedi, je voyais que l'eau montait sur mon gazebo. J'ai appelé la Ville. Un gars me dit qu'il n'y a pas d'effectif disponible avant lundi! Mais je sais que c'est problématique, je savais ce qui s'en venait.»

Dimanche, M. Landry constate que l'eau s'est dangereusement rapprochée de sa maison. Il rappelle la Ville dimanche matin. À ce moment, une mince couche d'eau recouvre une partie du boulevard des Laurentides. Un employé de la Ville se rend sur les lieux, mais ne semble pas très inquiet par la situation, toujours selon M. Landry.

«Aussitôt que le troisième trou d'homme a bouché, l'eau a ressorti. L'eau s'est mise à monter dans la rue. Il était environ 15 h.»

La maison de M. Landry est dépourvue de sous-sol et n'a pas subi de dommages. Son voisin, Jacques Pleau, ne peut en dire autant: environ 10 centimètres d'eau ont recouvert son plancher du sous-sol, brisant celui-ci et endommageant du mobilier.

«Il y a deux ans, le fossé a bouché. La Ville avait envoyé une pelle mécanique, ça avait réglé le problème et ça avait été pris à temps», se rappelle M. Pleau.

Quand il a vu le niveau d'eau monter dimanche matin, Jacques Pleau appréhendait le même genre de scénario. Il a lui aussi contacté la Ville pour raconter ce qui se passait dans sa rue.

«La Ville est revenue, mais les employés qui étaient là sont des cols bleus et ça ne prend pas de décision. Ensuite, le contremaître a dit qu'il ne pouvait pas intervenir, car le canal est sur un terrain privé. Ils ont finalement débouché le fossé, mais il était environ 19 h ou 20 h. La situation était plus sérieuse à 16 h et la rue était inondée dès 18 h. La décision a été prise tardivement. C'est ce qui me déçoit, la Ville a trop tardé à agir. C'était très prévisible», raconte M. Pleau, qui estime les dommages à environ 20 000 $.

Ginette Veillette vient de subir un quatrième dégât d'eau depuis une dizaine d'années. Son sous-sol a été inondé par plus de 30 centimètres d'eau. Elle aussi croit que les dommages s'élèveront à environ 20 000 $. Mais elle doit aussi se virer de bord rapidement: travailleuse autonome, Mme Veillette est comptable et se trouve en pleine période des rapports d'impôt.

«Je ne serai pas en retard, car je vais engager du monde. J'ai entre 400 et 500 dossiers et il m'en reste environ 150 à faire. Un dégât d'eau, ça n'arrive jamais dans une bonne période, mais encore moins actuellement.»

Selon Richard Decelles, ce nouveau refoulement d'égout prouve que ce qu'il soutient depuis des années est fondé. «Je ne suis pas surpris des dégâts, car je m'y attendais. La rue a été refaite en novembre 2003. La Ville n'a pas posé d'égout pluvial, mais a installé cinq trous d'homme qui entrent dans le sanitaire. Je voulais qu'on installe un égout pluvial pendant que la rue était ouverte, mais le contrat avait été donné sans le pluvial. La rue a été refaite sans respecter les normes, car ça prend un pluvial. C'est nécessaire.»

M. Decelles a peu de dommages matériels, car son sous-sol est muni d'un faux-plancher. Il devra quand même refaire cet équipement.

Son voisin, Claude Grenier, a eu moins de chance, L'eau remontait par la toilette du sous-sol et il s'est retrouvé les deux mollets dans l'eau. «Je venais de finir les rénovations dans mon sous-sol. J'en ai pour 20 000 $ de dommages», se désole M. Grenier.

Spécialiste du domaine des ressources humaines, M. Grenier a son bureau dans le sous-sol de sa résidence. Il doit réaménager son bureau de façon temporaire au rez-de-chaussée en attendant que le dossier soit réglé.

Certains résidents réfléchissent à la possibilité d'intenter un recours contre la Ville de Shawinigan.

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