Amphithéâtre Cogeco: un gros défi, croit Daniel Gélinas

Le directeur général du Festival d'été de Québec,... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le directeur général du Festival d'été de Québec, Daniel Gélinas.

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si quelqu'un est en mesure d'évaluer le défi qui se présente aux responsables de la programmation du nouvel amphithéâtre de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, c'est bien Daniel Gélinas. Or, il soutient qu'il s'agit d'un très gros défi.

«Nous avions la gestion de l'Agora du Vieux-Port à Québec, un amphithéâtre pouvant accueillir 4200 personnes avec des sièges réservés et 7500 places debout, ce qui peut se comparer à l'amphithéâtre trifluvien. C'est une grandeur ingrate: trop grand pour des artistes québécois et trop petit pour des grosses vedettes internationales. La fenêtre n'est pas bien large. Le problème est au niveau du contenu disponible pour ce gabarit-là. C'est un créneau très difficile à gérer. Regarde l'amphithéâtre de Lanaudière: s'il n'y avait pas le Festival international de musique de Lanaudière, les arbres auraient recommencé à pousser sur le terrain. Ils ont essayé de faire autre chose en-dehors du festival mais n'y sont pas arrivés.»

L'an dernier, l'amphithéâtre de Québec n'a tout simplement pas été utilisé et cette année, la ville y a installé un spectacle de cirque gratuit. «On peut créer de l'achalandage avec un spectacle gratuit, mais commercialement, l'Agora ne peut pas fonctionner. On a tout essayé. Moi, en tout cas, je n'ai pas de solution.»

«La fenêtre du contenu accessible est trop restreinte. Si tu vas chercher des artistes qui vendent à coup sûr beaucoup de billets, tu n'es pas assez grand et tes billets vont être trop chers. Si tu as des contenus avec une valeur commerciale intermédiaire, ils sont souvent plus difficiles à vendre et ton risque est pas mal plus grand.» Quand on lui demande quels artistes il voit dans le créneau d'une telle infrastructure, il pense immédiatement à Styx, Dennis De Young, les Doobie Brothers ou Deep Purple parmi les gros vendeurs du passé ayant encore un certain attrait mais ils impliquent toujours un risque important en fonction du marché. Si on va chercher de jeunes groupes comme Milky Chance ou Flaming Lips, par exemples, ils sont dans un créneau pointu et comportent aussi une grosse part de risque. «Flaming Lips a été présenté à Expo-Québec l'an dernier et ça n'a pas marché.»

«C'est à cause de l'étroitesse de la fenêtre de contenu que des équipements comme ça ont le plus souvent été construits en fonction d'un spectacle permanent, explique Gélinas. Quel serait le nouveau genre de spectacle qu'on pourrait instaurer qui permettrait à l'amphithéâtre de fonctionner à long terme? Le Cirque du Soleil, pour faire connaître ce nouvel équipement, c'est très bien, mais il va falloir que les responsables de la programmation se montrent très créatifs et fassent preuve de beaucoup d'imagination pour faire fonctionner une infrastructure comme ça.»

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