Le Broadway nouveau entre en scène

Marc Ducharme, maître brasseur, et Marc Ménard, propriétaire... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Marc Ducharme, maître brasseur, et Marc Ménard, propriétaire du Broadway, étaient fiers de présenter la nouvelle signature de la microbrasserie jeudi matin, à Shawinigan.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les nostalgiques de la Place de ville devront s'y faire, l'ère de la discothèque est révolue. La dernière soirée sous cette appellation au troisième étage du Broadway, au centre-ville de Shawinigan, s'est déroulée vendredi soir dernier. Au début mai, l'endroit sera transformé en salle de rencontre pour les rendez-vous corporatifs ou les événements spéciaux.

Pour le propriétaire de l'endroit, Marc Ménard, il s'agit de l'un des faits saillants de l'investissement de 300 000 $ annoncé jeudi matin. Une quarantaine de barils en fût de chêne décoreront dorénavant le troisième étage, pour rappeler les refuges clandestins de la période de prohibition au début du XXe siècle.

Ce montant inclut également un changement d'image important, qui efface à jamais l'appellation «pub» qui était liée à la marque depuis 1995.

Le Broadway s'assume dorénavant entièrement comme une microbrasserie, qui, un peu dans l'ombre du Trou du diable, connaît aussi une forte croissance. La Turbine, la Wescott, la Sein d'esprit et toutes les étiquettes seront regroupées sous une présentation plus uniforme. De plus, chaque bouteille proposera des renseignements tels que la température idéale de dégustation ou les mets privilégiés pour accompagner le houblon. 

Le site web est aussi revu. Quatre cuves de 15 hectolitres chacune s'ajoutent pour tripler la production. Le Broadway compte actuellement 150 points de vente et souhaite grimper à 500 dès l'an prochain. Pour rencontrer cette croissance, l'entreprise crée un poste de représentant des ventes qui devra défricher de nouvelles opportunités. Christophe Proulx, finissant en vente-conseil au Carrefour formation Mauricie, tentera de relever le défi.

Vent en poupe

Ces nouveautés surviennent alors qu'une somme comparable avait été investie au Broadway en 2011 pour suivre la demande. Les bières de microbrasseries profitent encore de vents favorables.

Au Trou du diable, cette croissance a incité la direction à ajouter un site de production à celui de son pub de la rue Willow. Il se trouve au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins. Au Broadway, le développement se poursuivra jusqu'à nouvel ordre dans le même immeuble, en maximisant toujours l'espace disponible.

«On s'est souvent posé la question», sourit Marc Ducharme, maître brasseur pour cette entreprise. «On fait un bout et à chaque fois qu'on atteint la limite, on se repose la question! Est-ce qu'on devra grossir à l'extérieur? Pour tout de suite, ce n'est pas dans nos plans. Nous en avons encore pour quelques années à nous amuser ici!»

Les consommateurs demandent de plus en plus les produits de microbrasseries, de sorte que les épiciers leur font une place de choix. De beaux présentoirs sont maintenant montés pour mettre ces bières artisanales en évidence, même si les géants veulent garder leur visibilité.

«Ce n'est pas encore super facile, mais de plus en plus, les épiciers font un espace microbrasserie», observe M. Ducharme. «Mais c'est sûr qu'on n'a pas encore notre place dans leurs réfrigérateurs, parce que les gros brasseurs allongent l'argent pour que ce soit leurs produits qui y soient.»

«Depuis quatre ans, on a augmenté facilement nos ventes de 40 % par année», s'encourage M. Ménard. «Notre chiffre d'affaires pour les ventes externes a atteint un plafond et la demande est là de plus en plus.»

D'où l'impératif besoin d'investir pour survivre dans cette jungle. Actuellement, environ 60 % des produits du Broadway sont consommés au bar et 40 % dans les points de vente. Mais à compter de 2016, avec la hausse de production, cette tendance devrait être inversée, croit M. Ducharme.

«Nous savons que nous avons plein d'endroits à développer, d'où l'embauche d'une ressource comme Christophe», fait-il remarquer. 

«Le consommateur a aussi changé ses comportements», appuie le propriétaire. «Les gens aiment s'organiser des soupers entre amis. Si la personne choisit notre bière à l'épicerie, elle ne sera pas venue au bar, mais elle aura quand même acheté nos produits.»

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