La tradition l'emporte sur le froid dans les cabanes à sucre

De la tire d'érable, c'est bon!, semble dire... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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De la tire d'érable, c'est bon!, semble dire Raphaël Lalonde.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Saint-Prosper) La tradition des repas de cabane à sucre durant la fin de semaine de Pâques a eu le dessus sur la neige et les froides températures de la fin de semaine, un temps loin d'être propice à lancer pour de bon la saison des sucres de 2015.

Caroline Leblanc et Ginette Leboeuf, de la cabane... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Caroline Leblanc et Ginette Leboeuf, de la cabane à sucre Ginette et Marcel Leblanc de Saint-Prosper, ont accueilli de nombreux clients en fin de semaine.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

La cabane à sucre Ginette et Marcel Leblanc a dû composer avec l'annulation de quelques clients pour le repas de samedi midi en raison du mauvais temps, mais la fête était bien présente à cet établissement de Saint-Prosper.

«Ça fait plus de 20 ans qu'on est ouvert et la fin de semaine de Pâques est toujours la plus grosse fin de semaine. Ça demeure une sortie familiale. C'est une grande fin de semaine, le monde est plus relax. Et ça fait deux ans que c'est plus froid à la fête de Pâques. Mais les gens mettent leur manteau d'hiver, leur tuque. Ça ne les empêche pas de venir à la cabane à sucre», raconte Ginette Leboeuf, copropriétaire de cette entreprise familiale.

À part pour le samedi midi, cette cabane à sucre affichait complet de vendredi midi jusqu'à hier midi. La demande est telle que l'entreprise sert deux tablées le dimanche.

«Ce sont des familles qui viennent, continue Mme Leboeuf. Hier (dimanche), ça prenait des marches, les enfants jouaient dehors. C'était beau à voir.»

Le Domaine du sucrier vivait sa première fin de semaine de Pâques à vie. Cette nouvelle érablière de Saint-Boniface a aussi affiché complet durant toute la fin de semaine de Pâques. «On a une salle de 58 places et on a refusé beaucoup de monde en fin de semaine, confirme Manon Shallow, copropriétaire de l'entreprise avec son conjoint, Guy Berthiaume. Samedi et dimanche, on a même ajouté un brunch. On est un peu fatigué, mais on est vraiment heureux.»

À l'instar d'autres cabanes à sucre, les familles composaient l'essentiel de la clientèle du Domaine du sucrier.

«Hier midi (dimanche), il y avait 55 personnes de la même famille qui étaient chez nous. Il y avait des bébés hier (dimanche). Les réservations familiales, c'est pour15, 20 ou 25 personnes. La tradition de fêter Pâques à la cabane est encore là», se réjouit Mme Shallow.

Les deux copropriétaires de ces cabanes souhaitent cependant que Dame Nature soit un peu plus collaboratrice pour amorcer la saison des sucres. La production de nouveau sirop est marginale jusqu'à présent en raison des températures nettement sous les moyennes saisonnières.

«On a fait 225 gallons de sirop l'an dernier, soit l'équivalent de sept barils. On en a mis quatre en réserve, on a utilisé deux barils pour faire nos produits d'érable et là, on est sur notre dernier baril. On espère ardemment qu'on sera en production de sirop cette semaine», reconnaît Mme Shallow, qui a confiance de voir un réchauffement de température à court terme.

Les érables, fortement gelés en raison du rude hiver, fournissent peu de sève jusqu'à maintenant. Éric Bouchard, président du Syndicat des acériculteurs de la Mauricie, commence à afficher un peu d'inquiétude quant à la tournure de la saison 2015.

«Ça devrait commencer à couler plus rondement vers la fin de la semaine. Ce n'est pas catastrophique comme retard. L'an dernier, ça avait été une saison non typique, on avait commencé le 4 avril et ça a été une bonne saison, la deuxième meilleure récolte provinciale en plus de 20 ans. Mais il y a toujours le risque qu'on arrive rapidement à des températures de 20 degrés. Si c'est trop chaud, c'est terminé.»

Quelque 100 producteurs mauriciens fabriquent du sirop pour la commercialisation dans les épiceries et les établissements de restauration. Si on compte les érablières familiales, la région regrouperait plus de 500 cabanes à sucre.

«On espère que ça va décoller cette semaine, enchaîne Ginette Leboeuf. On avance dans le mois d'avril, mais il faut savoir que la production de la saison peut se faire dans une semaine. C'est plus intense, mais ça se fait!»

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