La SPCA de Montréal dénonce la location d'animaux

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Des poussins teints pour Pâques et vendus en Syrie.

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(Trois-Rivivères) La SPCA de Montréal dénonce la location d'animaux pour la fête de Pâques, affirmant que les animaux ne sont pas des jouets et qu'ils doivent être adoptés pour la vie. Cette dénonciation vise directement une animalerie de Trois-Rivières qui a adopté cette pratique il y a une vingtaine d'années afin, selon la propriétaire du commerce, de contrer l'abandon de canetons et de poussins.

Ces animaux grandissent très vite et les acheteurs, qui veulent bien souvent faire plaisir à leurs enfants, les trouvent rapidement moins mignons et s'en débarrassent. La SPA Mauricie rappelle que bien souvent, ces animaux finissent par être abandonnés.

«La SPCA de Montréal souhaite dénoncer de telles pratiques et s'opposent à la vente ou la location d'animaux pour des fins de divertissement», a publié l'organisme sur sa page Facebook.

«Nous tenons à rappeler que les animaux, incluant les canetons et les poussins, ne sont pas des jouets ou des choses. Ils sont des êtres vivants et sensibles qui ont des besoins physiologiques et psychologiques dont il faut prendre bien soin. Inciter à louer un animal apprend aux gens qu'on peut jouer avec un animal, puis s'en débarrasser lorsqu'on perd intérêt ou que l'animal grandit.»

La SPCA de Montréal affirme que «les canetons et les poussins ne sont pas des animaux domestiques». De plus, ces petits animaux sont fragiles et ne devraient pas être manipulés, «surtout par des enfants».

«Au lieu d'un animal à Pâques, offrez un jouet en peluche ou en chocolat. Les animaux domestiques nécessitent un engagement à long terme», a ajouté la Société protectrice des animaux.

Plusieurs dizaines de personnes ont dénoncé la location d'animaux sur la page Facebook de la SPCA de Montréal et près de 600 personnes avaient recommandé hier la publication de l'organisme. Ce n'est pas la première fois que la SPCA de Montréal dénonce l'utilisation dans la région d'animaux à des fins de divertissement.

Rappelons que l'été dernier, l'organisme de protection des animaux avait appuyé Georges Laraque lorsqu'il avait dénoncé la course du cochon graissé du Festival du cochon de Sainte-Perpétue ainsi que les rodéos du Festival western de Saint-Tite. L'ex-hockeyeur et militant végétalien avait décrié l'exploitation des animaux pour le spectacle et le divertissement.

Le directeur général de la SPA Mauricie, Serge Marquis, estime de son côté que, bien que la location d'animaux ne soit pas illégale, cette pratique pose des «problèmes éthiques».

«Ces animaux sont coupés très jeunes de leurs congénères et ils sont d'une grande fragilité qui peut être incompatible avec l'ardeur des enfants», dit-il en précisant que son organisme recueille une cinquantaine de lapins par année. «Nous soupçonnons que plusieurs de ces lapins ont été des cadeaux de Pâques.»

La plus récente sortie publique de la SPCA de Montréal fait suite à la publication dans quelques médias, dont Le Nouvelliste, d'articles parlant de l'animalerie Aquanimal de Trois-Rivières qui offre la location de canetons et de poussins à l'occasion de la fête de Pâques pour la modique somme de 7,99 $. Les quelque 120 animaux partent comme des petits pains chauds et près de 80 % de ceux-ci sont rapportés. Ces animaux sont par la suite envoyés, précise la propriétaire des lieux, Nancy Baleux, dans une ferme d'élevage.

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) affirme que la location d'animaux n'est pas illégale. Les commerçants doivent toutefois s'assurer que l'animal est en santé à son retour et qu'il n'a pas été maltraité. Si c'est le cas, il doit le signaler au MAPAQ.

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