CS de l'Énergie: 300 syndiqués manifestent

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Le coordonnateur de la région de la Mauricie à la CSQ, Denis Bastarache, entouré de quelques syndiqués.

François Gervais

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(Shawinigan) Quelque 300 syndiqués de la Commission scolaire (CS) de l'Énergie ont voulu marquer en grand la fin de leurs conventions collectives mardi soir à Shawinigan et à La Tuque. Des enseignants, des professionnels de l'éducation ainsi que des membres du personnel de soutien sont venus dénoncer à l'assemblée des commissaires les offres du gouvernement jugées «inacceptables». Les négociations qui s'amorcent dans un contexte d'austérité s'annoncent difficiles.

«Nous sommes ici pour dénoncer l'entêtement du gouvernement à persévérer dans la voie de l'austérité, malgré un budget qui affichera un surplus de 1,6 milliard $ cette année. Et malgré ce surplus, le gouvernement impose de nouvelles compressions en éducation qui s'élèvent maintenant à 1,1 milliard $ depuis six ans», mentionne Denis Bastarache, le coordonnateur de la région de la Mauricie à la CSQ.

D'ici la fin de la période de négociation, les syndiqués de la Commission scolaire de l'Énergie porteront du noir le vendredi, car ils sont, disent-ils, en deuil du système d'éducation.

La présidente du syndicat de l'enseignement de la Mauricie, Chantal Légaré, a donné au président de la CS de l'Énergie, Jean-Yves Laforest, les compilations des heures de travail effectuées au-delà de celles assignées par quelque 330 enseignant durant deux semaines. «Les résultats sont éloquents. Ils confirment que les enseignants travaillent fort, mais que leur tâche est très complexe», note Mme Légaré en précisant que les offres patronales témoignent «d'une profonde méconnaissance» du travail des enseignants.

Le président de la CS de l'Énergie, Jean-Yves Laforest, a affirmé qu'il était important de maintenir des services éducatifs «de qualité». Il soutient de plus que les commissions scolaires du Québec, qui ont participé aux discussions entourant l'élaboration des offres patronales, «n'ont pas eu gain de cause sur l'ensemble des propositions qu'elles auraient voulu voir déposées».

«Le gouvernement a identifié le plus clairement un objectif incontournable qui est l'atteinte du déficit zéro. Et ce n'est pas nous qui l'avons choisi. Cette volonté s'est confirmée dans le budget de la semaine passée où le gouvernement a confirmé des compressions budgétaires majeures pour le secteur de l'éducation et nous le déplorons comme vous», a affirmé M. Laforest devant les quelque 300 manifestants réunis à Shawinigan, mais aussi à La Tuque.

«Nous sommes convaincus comme vous qu'il est utopique de penser que de telles compressions n'auront pas d'effets sur les conditions de travail du personnel et sur la réussite éducative des élèves. Nous devons trouver des moyens pour accompagner l'ensemble des écoles pour que ça fasse le moins mal possible.»

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