«Caller» l'orignal, une histoire familiale

De plus en plus, la chasse et la... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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De plus en plus, la chasse et la pêche sont des histoires qui s'écrivent en famille au Québec.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La forêt québécoise était bien silencieuse, en fin de semaine, alors que les chasseurs, les pêcheurs et les promeneurs solitaires s'étaient donnés rendez-vous au 24e Mégasalon camping, chasse et pêche de Trois-Rivières.

Ils ont été nombreux à franchir les tourniquets du Complexe sportif Alphonse-Desjardins, tantôt attirés par les gros calibres, les arcs et les arbalètes, tantôt par les mouches, les hameçons, les animaux empaillés, les véhicules récréatifs, bateaux, chapeaux, cannes à pêche et autres objets qui agrémentent le séjour nature des amateurs de viandes sauvagines.

En 2014, c'est plus de 1,2 million de permis de pêche, de chasse et de piégeage qui ont été octroyés par le gouvernement du Québec. C'est dire que les partisans de «sports» forestiers pullulent au Québec, une popularité qui s'est traduite par un achalandage continu en fin de semaine.

Pour le promoteur Gaétan Mondou, qui organise d'autres activités du genre au Québec, le Mégasalon camping, chasse et pêche de Trois-Rivières est le plus attractif d'entre tous, bien qu'il dénote une légère diminution de l'achalandage avec les années, une réalité constatée partout au Québec.

«Cette année, ce n'est pas la meilleure année. Dans tous mes salons, on a eu une petite baisse, rien de dramatique, mais quand même. Ce n'est pas les meilleures années économiquement parlant, donc ça n'aide pas. Mais à Trois-Rivières, ça se passe très, très bien», souligne-t-il.

Il n'en reste pas moins que les chasseurs et les pêcheurs trifluviens avaient de quoi rêver en fin de semaine. Plus de 150 exposants avaient dressé leur kiosque, autant de pourvoiries, de conférences, de jeux gonflables et de vêtements, en somme de quoi plaire à toute la famille. Si les femmes y trouvent leur compte, la chasse et la pêche n'étant plus l'adage de hordes masculines à la testostérone élevée, les enfants également prennent plaisir à sillonner les forêts l'arme au poing. Selon Alain Madore, organisateur de salons à travers les États-Unis, la chasse et la pêche gagnent en popularité chez tous les membres du clan familial.

«La chasse devient de plus en plus familiale. Parce que la femme se joint à son homme, les enfants vont suivre. C'est une activité familiale. On constate ce phénomène partout en Amérique du Nord», explique M. Madore. «Sans compter que les pourvoiries offrent des forfaits très abordables pour les familles. Pour 700 $, tu as un chalet, une chaloupe, la plage en avant, le lac, tout ça pendant une semaine», renchérit M. Mondou.

Pour attirer les familles dans les sentiers de chasse et les lacs à truites du Québec, les commerçants spécialisés ont dû adapter leur marchandise en fonction des besoins exprimés par cette nouvelle clientèle. C'est le cas de l'entreprise Nordik Motor, nouvellement implantée à Trois-Rivières, qui propose un concept d'hébergement mobile qui mettra les plus craintifs à l'abri des ours et autres bestioles à poil qui pourraient incommoder les dormeurs durant la nuit. Juchées sur une plate-forme à l'arrière d'un véhicule tout-terrain, les tentes rétractables de Nordik Motor assurent sécurité et confort à toute la famille.

«Notre produit fait virer la tête de bien des femmes. Surtout avec son système de climatisation intégrée qui fait circuler l'air à l'intérieur. Notre modèle familial quatre places coûte environ 4000 $. Pour la famille, c'est l'idéal», souligne le vice-président Jean-François Nolin.

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