Débat autour de la responsabilité criminelle

Kévin Gaudreault et Sylvie Sauriol étaient aux côtés... (Photo: Gabriel Delisle, Le Nouvelliste)

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Kévin Gaudreault et Sylvie Sauriol étaient aux côtés de Pierre Mailloux et de Jean-Luc Mongrain, quelques instants avant le début du forum étudiant de psychologie.

Photo: Gabriel Delisle, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) «Combien de femmes et d'hommes ont été envoyés au bûcher, car la science ne comprenait pas [leur état]?», a soulevé comme question jeudi soir en guise d'introduction l'animateur et journaliste Jean-Luc Mongrain devant quelques centaines de personnes réunies à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) à l'occasion d'un forum sur l'irresponsabilité criminelle pour causes de troubles mentaux.

Jean-Luc Mongrain était l'invité, tout comme le psychiatre Pierre Mailloux, du forum étudiant de psychologie. Si les étudiants en psycho étaient largement majoritaires dans la salle, plusieurs représentants du programme de psychoéducation ou d'enseignement, entre autres, ont assisté à la rencontre. La soirée était animée par Kévin Gaudreault, doctorant en psychologie, ainsi que Sylvie Sauriol, neuropsychologue.

M. Mongrain avoue s'être intéressé dans son documentaire Coupable ou malade à l'épineuse question de la responsabilité criminelle, car il a été saisi par les réactions populaires manifestées après le crime de Guy Turcotte. Réactions qui contrastaient avec celles survenues après le jugement de non-responsabilité criminelle pour troubles mentaux. Après le crime de Guy Turcotte, Jean-Luc Mongrain rappelle que plusieurs affirmaient que le cardiologue était «fou». Or, une fois le jugement rendu, l'opinion publique ne l'a pas accepté et vivement dénoncé.

Par ailleurs, le journaliste et animateur estime que le simple citoyen a une méconnaisse totale du système de justice. «Notre système de justice, nous ne le connaissons pas, du moins, pas avant qu'on soit dedans», a-t-il souligné.

Cette méconnaissance combinée aux jugements considérés par plusieurs comme révoltants engendreraient une perte de confiance de la population envers le système de justice. Cela représente un important risque pour la démocratie, «un pilier» de notre société, croit Jean-Luc Mongrain. «Si on ne croit plus au système, on a un problème fondamental», a-t-il noté. «C'est très dangereux pour notre société.»

Parmi les participants à ce forum, on retrouvait la mère de Katherine Beaulieu, cette étudiante de l'UQTR décédée dans un accident de la route en 2010, car une automobiliste ivre, qui a été condamnée depuis, a emprunté l'autoroute 55 à contresens. Lise Lebel tenait à approfondir ses connaissances au sujet de la responsabilité criminelle.

«On nous pose souvent des questions à la Fondation Katherine-Beaulieu au sujet des jugements de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux», a-t-elle souligné avant le début de la conférence.

Les organisateurs du forum étudiant se disaient agréablement surpris de voir quelques centaines de personnes prendre part à leur soirée.

«La non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux touche tout le monde dans la société. Voilà la pertinence d'inviter tous les programmes et même du public à venir assister et participer», a affirmé Kévin Gaudreault, un des organisateurs.

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