La SRC abolit une centaine de postes dont trois à Trois-Rivières

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(Trois-Rivières) Radio-Canada annonce l'abolition d'une centaine de postes additionnels à ses services français, dont trois à la station de Trois-Rivières.

Dans une note interne envoyée aux employés, jeudi, le vice-président des services français, Louis Lalande, explique que la coupe touchera environ 80 postes qui sont occupés et une vingtaine d'autres qui sont vacants ou dont les titulaires partent à la retraite.

Trois postes sont coupés à Radio-Canada Mauricie-Centre-du-Québec, soit celui de recherchiste à l'émission de radio Chez nous le matin, celui de technicien du camion micro-ondes ainsi que celui de chroniqueur météo au téléjournal de 18h. Si la recherchiste était une travailleuse sous contrat, le poste de chroniqueur météo était vacant. Seul le poste de technicien était occupé par un employé syndiqué. 

Les téléspectateurs du téléjournal auront tout de même la présentation d'un bulletin météo. Il sera toutefois présenté par le chroniqueur de la région de l'Estrie, comme c'est déjà le cas lors de remplacement de congé de dernière minute. Les outils technologiques permettent de produire un bulletin de météo local à distance.

La fonction de recherchiste à l'émission du matin ne sera toutefois pas remplacée. Une réorgination interne des effectifs, avec la participation des syndicats nationaux, est alors à prévoir au cours des prochaines semaines.

Nancy Sabourin, chef des services français à Radio-Canada Mauricie-Centre-du-Québec, affirme que ces coupes seront les dernières «réductions d'effectifs en lien avec la stratégie» de la société d'État.

«Les coupes de cette stratégie sont terminées pour les services régionaux. Par contre, comme toutes les entreprises, nous ne sommes pas à l'abri de réductions de personnel à cause de changements opérationnels ou technologiques», ajoute Mme Sabourin. 

Les nouvelles coupes à la station régionale de Radio-Canada sont «difficiles à encaisser» pour les artisans de la société d'État, avoue Nancy Sabourin. «Ç'a été difficile pour l'équipe et les gestionnaires. Mais on doit faire face à la situation et les gens sont hyper professionnels. Ils ont continué la journée de travail normalement.»  

Par ailleurs, la note interne rappelle que le plan stratégique présenté en juin dernier faisait état de la volonté de la SRC «d'accélérer sa transition numérique et la nécessité de construire un nouveau modèle financier plus durable.»

Lors de la présentation du plan stratégique en juin, la direction de Radio-Canada avait annoncé qu'elle devrait diminuer ses effectifs de 20 pour cent au cours des cinq prochaines années, soit entre 1000 et 1500 postes tous services confondus.

En octobre, une première vague de réductions avait été annoncée, impliquant l'élimination de près de 400 postes, dont 123 aux services français.

De plus, en avril dernier, des coupes de 130 millions $ avaient été annoncées, entraînant la perte d'un équivalent de 657 postes à temps complet au cours des deux prochaines années, dont 312 aux services français. Entre autres mesures, les bulletins d'information des stations régionales passaient de 60 à 30 minutes et on devait réduire le nombre de productions maison.

Avec les abolitions annoncées jeudi, ce sont donc quelque 535 postes qui ont été abolis aux services français de la SRC depuis moins d'un an. 

Avec la collaboration de la Presse Canadienne

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