Espace Mauricie fête ses 25 ans

Sur la photo, on voit à l'avant-plan Vicky... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Sur la photo, on voit à l'avant-plan Vicky Lauzier. À l'arrière, dans l'ordre habituel, il y a Diane Tremblay, Janie Bergeron et Cathy Larochelle. Elles sont toutes des coordonnatrices-animatrices d'Espace Mauricie. Enfin, on retrouve à l'extrême droite Marie-Lyn Morissette-Bélanger, stagiaire pour l'organisme.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour ses 25 ans d'existence, Espace Mauricie peut se targuer d'avoir outillé plus de 30 000 enfants et 9000 adultes dans la région via ses ateliers de prévention contre la violence sous toutes ses formes. Cet organisme sans but lucratif a vu le jour en 1985 dans le cadre d'un projet-pilote issu du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS). Son objectif était alors d'outiller la communauté sur les abus sexuels.

La première école-pilote fut Saint-Michel-des-Forges de Trois-Rivières. Le projet a pris une telle ampleur qu'un organisme distinct de CALACS a vu le jour sous le nom d'Espace Mauricie. Il s'est même joint au Regroupement des organismes Espace du Québec et a étendu son champ d'expertise à toutes les formes de violence faites aux enfants, c'est-à-dire verbale, psychologique, physique et sexuelle, la négligence et l'intimidation.

Mercredi, lors d'une conférence de presse soulignant le 25e anniversaire de l'organisme, Cathy Larochelle, coordonnatrice-animatrice, a expliqué que le programme Espace s'adresse aux enfants âgés entre 3 et 12 ans, à leurs parents et aux professionnels de l'éducation par le biais des écoles primaires et des centres de la petite enfance.

«Nous offrons des ateliers de prévention dans lesquels les droits fondamentaux, comme la liberté, le respect, le droit à la sécurité et l'auto-affirmation de soi sont abordés», a-t-elle précisé. Des petites pièces de théâtre permettent de discuter des différentes formes de violence. Par le fait même, des stratégies de prévention sont mises de l'avant et on donne quelques trucs d'auto-défense.

Marie-France Hamel, directrice générale du CPE Carmel La Sauterelle situé à Saint-Étienne-des-Grès et Notre-Dame-du-Mont-Carmel, a pour sa part raconté, hier, que les ateliers d'Espace Mauricie avaient été très bénéfiques. «Les jeunes ont appris que la personne qui pourrait leur faire du mal peut aussi être gentille et pas nécessairement laide. Elle peut être proche de nous et même faire partie de la famille. On leur a donné des moyens de se protéger et de se sécuriser en mettant des mots sur les gestes. Je pense que cela a eu un effet apaisant chez les enfants. En fait, nous avons tous été outillés sur le développement de l'estime de soi, sur la capacité de trouver des solutions et sur la coopération», a-t-elle mentionné.

Qui plus est, la réaction est également très positive du côté des enfants eux-mêmes qui se montreraient très réceptifs à cette sensibilisation.

«On constate quelquefois une belle prise de conscience, même chez ceux qui se révèlent être les intimidateurs», a ajouté Mme Larochelle.

Évidemment, Espace Maurici souhaite accroître son financement pour être en mesure d'offrir davantage d'ateliers de prévention.

«Présentement, l'équipe est en mesure de rejoindre 1000 jeunes par année. Nous aimerions pouvoir avoir deux équipes et offrir des services récurrents», a précisé Vicky Lauzier, coordonnatrice-animatrice.

Rappelons qu'en 2015, il y a un cas d'intimidation à toutes les sept minutes dans une cour d'école au Canada. Une fille sur trois et un garçon sur six subiront une agression sexuelle avant l'âge de 18 ans. Et enfin, il est à noter que dans 85 % des cas, l'enfant connaît son agresseur.

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