Le Blizzard veut être réintégré dans la LHSAM

La direction du Blizzard de Saint-Gabriel-de-Brandon, avec à... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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La direction du Blizzard de Saint-Gabriel-de-Brandon, avec à l'avant-plan le président, directeur général et entraîneur Pierre-Luc Payette (en bas au centre), juge que la décision d'expulser l'équipe a été précipitée par la direction et les gouverneurs de la LHSAM.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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(Saint-Gabriel-de-Brandon) Une semaine après avoir été chassé de la Ligue de hockey senior A de la Mauricie, le Blizzard de Saint-Gabriel-de-Brandon a publiquement manifesté son désir de réintégrer les activités du circuit l'an prochain tout en se dissociant clairement de Philippe Mailhot, ce joueur ayant sauvagement attaqué Louis-Étienne Leblanc, du BigFoot de Saint-Léonard-d'Aston, le 14 mars dernier lors d'une mêlée générale dans la période d'échauffement.

Après avoir souhaité d'entrée de jeu un prompt rétablissement au défenseur du BigFoot, qui a notamment subi deux fractures de la mâchoire, le président, directeur général et entraîneur Pierre-Luc Payette a rapidement précisé qu'en aucun temps Philippe Mailhot avait été encouragé par l'organisation du Blizzard à commettre un tel geste.

«Absolument pas», a-t-il clairement répondu aux médias, entouré d'une dizaine de joueurs et appuyé par quelques dizaines de partisans réunis dans l'Auberge resto-pub Le Saint-Gab.

Pour l'occasion, le Blizzard avait fait appel à Me Richard Pascone qui s'est assuré tout au long de la conférence de presse que personne ne commente le geste posé par Philippe Mailhot, puisque le tout est sous enquête de la Sûreté du Québec à la suite d'une plainte logée par Louis-Étienne Leblanc.

Néanmoins, Payette a de nouveau dénoncé l'agression dont a été victime le joueur du BigFoot. «En aucun temps nous ne cautionnerons ce genre de geste de la part d'un de nos joueurs. On trouve ça regrettable.»

Quant à la sortie publique visant à faire renverser le verdict d'expulsion, le Blizzard juge que la décision a été précipitée par la direction et les gouverneurs de la LHSAM qui ont tranché à l'unanimité. «Nous invitons les gens à faire preuve d'ouverture en reconsidérant leur décision. Ne faisons pas payer toute une communauté pour un geste commis par une seule personne. En utilisant un bazooka pour tuer une fourmi, ça cause beaucoup plus de dommages que ça peut en régler», image Payette.

Justement, en plaidant sa cause, le propriétaire de la formation de Lanaudière a rappelé le changement de culture qui s'est opéré chez le Blizzard cette saison à la suite de la passation des pouvoirs. «Nous avons eu une année exemplaire. Avant les incidents du 14 mars, le Blizzard n'a été impliqué dans aucune des 11 bagarres générales. Et lors de cette bagarre du 14 mars, un seul joueur (Philippe Mailhot) a entrepris un combat.»

Malgré la sortie publique du Blizzard, la LHSAM semble plutôt froide à l'idée de réévaluer cette sanction. Le président Alain Beauchamp souligne qu'il n'y a pas de procédure d'appel pour ce genre de situation, tout en rappelant que l'organisation de Saint-Marc-des-Carrières s'était aussi fait montrer la porte du circuit au terme de la saison 2011-2012.

«La ligue reste sur sa position et la décision est toujours la même. Ça ne changera pas pendant la saison morte», tranche Beauchamp, qui préfère se concentrer sur la finale de son circuit qui opposera le BigFoot au Bellemare de Louiseville à compter de ce week-end.

Aucune menace envers la ligue

Par ailleurs, le propriétaire du Blizzard a tenu à rectifier certaines déclarations à l'effet que les dirigeants de la LHSAM auraient été menacés de ne pas se présenter aux matchs locaux de Saint-Gabriel-de-Brandon. Payette explique que, à la suite d'un reportage diffusé à J.E. sur le circuit senior de la Mauricie, plusieurs partisans auraient tenus des propos menaçants envers le président Beauchamp.

Ainsi, Payette soutient avoir personnellement envoyé un message au président de la LHSAM «à titre préventif» afin de lui suggérer d'être accompagné s'il venait à l'aréna de Saint-Gabriel-de-Brandon ou encore tout simplement de rester chez lui, question de sécurité.

«En aucun temps les dirigeants du Blizzard ont menacé la ligue. J'ai envoyé un message au président en lui disant qu'il pouvait se présenter à l'aréna sans problème, que je lui garantissais la sécurité, mais que je lui conseillais d'avoir une escorte extérieure. Et encore mieux, s'il pouvait laisser passer un match ou deux, question de laisser passer la tempête», précise-t-il.

À ce sujet, le président Alain Beauchamp n'a visiblement pas la même perception des choses. «On peut interpréter ça de la façon qu'on veut», a-t-il simplement dit à propos du message.

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