Carnaval de Rio... à Trois-Rivières

On pourrait presque croire qu'il faisait chaud, samedi,... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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On pourrait presque croire qu'il faisait chaud, samedi, à Trois-Rivières, en regardant cette photo de Brésiliens qui ont festoyé dans les rues.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Malgré la fine neige mouillée qui a détrempé la cité de Laviolette samedi, une trentaine de Brésiliens tantôt établis à Trois-Rivières, tantôt en provenance de Montréal et de Québec, ont tout de même festoyé dans les rues de la ville pour souligner la clôture annuelle du célèbre Carnaval de Rio.

Reproduisant malgré la gadoue hivernale cette tradition brésilienne qui, depuis le 19e siècle, invite la population à défiler dans la ville en dansant et en jouant de la musique, les participants ne se sont pas laissés refroidir par la température.

Au Brésil, particulièrement à Rio de Janeiro, ce sont les résidents des quartiers qui organisent cette fête de pâtés de maisons et qui peut s'étirer sur plusieurs jours. À Trois-Rivières, les Brésiliens ont ouvert la marche sur la rue Paré dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, certains chaussés de sandales, portant le short ou le chandail à manches courtes, le cou orné de collier à fleurs. Chantant et dansant au son du saxophone et de la guitare, voire les épaules couvertes du drapeau brésilien, les joyeux lurons ont fait tourner bien des têtes sur leur passage.

L'an passé, le défilé avait réuni quatre personnes, trente cette année. Bien loin des 2 millions de fêtards qui envahissent annuellement les rues lors du Carnaval de Rio, mais juste assez pour faire poindre un rayon de soleil entre les nuages.

Pour l'organisateur de l'activité de quartier, Mariano Falangola, cette parade brésilienne aux accents trifluviens est une excuse au rassemblement, au partage fraternel et culturel et, disons-le simplement, à la fête. «Durant le carnaval au Brésil, on fait la fête pour maintenir la chaleur. On veut recréer un peu la chaleur du Brésil à Trois-Rivières. Au Brésil, c'est le coq du matin qui entraîne les millions de personnes dans la marche. Ici, il n'y a pas de soleil, pas encore de chaleur, nous avons donc créé le coq de la neige», s'amuse à dire M. Falangola.

Au menu de cette fête un brin surréaliste dans les rues enneigées de Trois-Rivières: bouffe brésilienne, lunettes de soleil, chants festifs, bière et musique. Somme toute, une recette parfaite pour oublier momentanément le printemps qui tarde. Gageons que l'an prochain, le Rio de Trois-Rivières attirera encore plus de Brésiliens et... de Québécois tannés de l'hiver.

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