Le Nouvelliste: un acteur important dans la région

Martin Cauchon, propriétaire de Groupe Capitales Médias et Claude... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Martin Cauchon, propriétaire de Groupe Capitales Médias et Claude Gagnon, président et directeur général du groupe, ont été accueillis vendredi au Nouvelliste par Alain Turcotte, président et éditeur du quotidien régional.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Martin Cauchon entend miser sur la qualité de l'information du Nouvelliste, sur sa présence dans la communauté et sur un nouveau modèle d'affaires pour assurer sa pérennité. Et il n'écarte pas l'idée de voir son équipe faire preuve d'innovation afin de développer un modèle d'avenir qui pourrait devenir la recette gagnante pour d'autres journaux.

Le nouveau propriétaire du quotidien régional était de passage vendredi à Trois-Rivières pour rencontrer l'équipe du journal de la rue Bellefeuille. En compagnie de Claude Gagnon, président et directeur général des journaux de Groupe Capitales Médias (GCM), l'ancien ministre fédéral et aujourd'hui homme d'affaires déborde de passion et de détermination lorsqu'il parle de sa nouvelle acquisition.

«Les journaux régionaux ont un mandat particulier, ils sont enracinés dans les régions. Je crois aux journaux régionaux. Je veux venir ici dans cinq ans pour fêter le 100e anniversaire du Nouvelliste et je suis confiant d'y parvenir», raconte avec conviction M. Cauchon, 52 ans, un natif de Charlevoix fier de ses origines.

En achetant également Le Soleil, La Tribune, Le Quotidien, La Voix de l'Est et Le Droit, M. Cauchon reconnaît d'emblée la grandeur du défi d'assurer la pérennité des journaux imprimés en cette ère de bouleversement dans l'industrie des médias écrits. Mais celui qui se réjouit du grand sentiment d'appartenance des gens de la Mauricie vis-à-vis leur Nouvelliste mise justement sur l'aspect régional de ses acquisitions pour tirer son épingle du jeu.

«On a un mandat clair qui est de faire de l'information régionale. Le modèle d'affaires a plus de temps pour retomber sur ses pieds: il y a une érosion du papier, mais elle est moins rapide en région. Parce que le papier tient toujours, le bonheur qu'on a, c'est quand on regarde à côté de nous, un paquet de monde s'affaire à essayer de développer de nouveaux modèles d'affaires qui seraient sur la tablette, avec le résultat que beaucoup d'options vont s'offrir à nous. Ça va coûter moins cher, car la technologie se démocratise. On a du temps.»

Dans la tête de la nouvelle direction, le format papier ne mourra pas de sitôt. Martin Cauchon croit que ses journaux régionaux vont combiner le format papier et une plateforme numérique pour adopter un modèle hybride d'ici quelques années.

«On regarde les modèles pour la tablette. On est déjà en train de se préparer. C'est moins rapide dans le domaine régional. Le papier, je pense, va demeurer. Mais éventuellement, on aura un modèle d'affaires tablette aussi. Le modèle n'est pas tout à fait développé. Si ce n'est pas tout à fait développé, et comme on est une entreprise unique, probablement que ça va nous revenir de développer un modèle d'affaires qui se prête bien à des journaux régionaux. On peut devenir le leader dans le domaine. La Presse l'est présentement pour les grands centres, on peut le devenir pour notre mission.»

Lorsqu'il a annoncé l'acquisition des six journaux régionaux appartenant jadis à Gesca, Martin Cauchon a fait une profession de foi envers une information régionale forte tout en précisant qu'il fallait tenir compte du contexte actuel de l'industrie. Il souligne d'ailleurs la nécessité de maintenir les salles de nouvelles. Le patron de GCM rappelle d'autre part l'obligation de repenser le modèle d'affaires sans toutefois entrer dans le sujet d'éventuelles compressions.

«Je dis que, premier élément, prenons acte de la nouvelle. Deuxièmement, relevons-nous fièrement et parlons fièrement de nos journaux qui sont le reflet de nos communautés qui sont fières. Et troisièmement, je vais prendre la mesure de ce qui se passe au niveau des chiffres, du fonctionnement, au niveau de chacun des journaux.»

À quelques semaines d'amorcer la ronde des négociations pour le renouvellement des conventions collectives, M. Cauchon estime être en mesure d'arriver à des solutions conjointes qui sauront tenir compte des réalités, des besoins et des obligations.

«J'ai toujours dit que les syndicats sont des partenaires. Le partenariat doit être raisonnable en regard des réalités. Ce que j'ai vu (il a rencontré les cadres, les représentants syndicaux et les employés du Soleil, du Quotidien et du Nouvelliste), ce sont des personnes qui ont des rôles importants à jouer, mais qui ont le même intérêt: la pérennité du journal. Ça, je l'ai senti partout où je suis passé et c'est un point important.»

Un véhicule de choix

Le Nouvelliste fêtera ses 95 ans d'existence en octobre. La longévité de cette entreprise en sol mauricien et la qualité du travail abattu seront véhiculées avec force par Martin Cauchon qui entend faire le tour des chambres de commerce pour s'adresser directement aux gens d'affaires.

Selon les dires de M. Cauchon, il vient de faire l'acquisition d'un ensemble de journaux faisant partie du patrimoine québécois.

«Si on lisait nos éditions au fil des ans, on lirait l'histoire du Québec. C'est vraiment exceptionnel. Je vois dans cette nouvelle entreprise une obligation de succès parce qu'on porte à l'intérieur de notre entreprise tout un côté patrimonial que les autres n'ont pas. On a fait partie de la communauté, on en fait partie et on en fera partie. C'est ce que je veux.»

Selon M. Cauchon, Le Nouvelliste demeure après toutes ces années l'outil par excellence pour les annonceurs afin de rejoindre les gens de la région.

«C'est Le Nouvelliste qui, historiquement, et encore aujourd'hui et dans l'avenir, est le plus enraciné. C'est au Nouvelliste que tu retrouves la meilleure information au niveau régional. Dans notre tournée des chambres de commerce, on va reparler de notre importance et on va solliciter l'appui du secteur privé. Je vais dire aux gens qu'on a fait le pari des régions, qu'on protège un outil qui est le reflet de notre histoire, Le Nouvelliste. On a une vraie business ici, on a des employés qui ont à coeur leur région. En revanche, je compte sur eux pour nous appuyer. Un journal quotidien d'importance, ça fait rayonner.»

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