Lise St-Denis: «Ils travaillent sur leur campagne»

Lise St-Denis... (Photo: Sylvain Mayer)

Agrandir

Lise St-Denis

Photo: Sylvain Mayer

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La représentante fédérale dans Saint-Maurice-Champlain, Lise St-Denis, associe la présence de deux députés néodémocrates pour appuyer les employés de Service Canada, jeudi midi, à une manoeuvre bassement électoraliste.

«Ils travaillent sur leur campagne, c'est ça dans le fond», observe-t-elle. «Je ne sais pas pourquoi ils ne font pas leurs affaires dans leur comté. Je ne peux pas les empêcher. Mais M. Aubin est toujours dans mon comté, même quand j'y suis! Pourtant, ce n'est pas où il a été élu. Espère-t-il devenir candidat dans mon comté pour le NPD? Quant à Mme Brosseau, elle le suit. Elle fait son apprentissage.»

Mme St-Denis a déjà annoncé qu'elle se retirait de la vie politique après son mandat. Les libéraux ont choisi son successeur, François-Philippe Champagne, l'an dernier. Il a aussi appuyé les employés de Santé Canada en février.

«C'est moi la députée, mais il fait sa campagne dans son comté», nuance-t-elle. «C'est un contexte bizarre. On est en mars et l'élection n'aura lieu qu'en octobre. Tout le monde est parti en campagne comme si l'élection avait lieu dans trois semaines!»

«François-Philippe est très poli, très gentil avec moi», ajoute-t-elle. «Il ne me demande pas de travailler pour lui, mais on s'entend bien. On fait nos affaires.»

Sur le fond du dossier, Mme St-Denis assure qu'elle a cogné aux portes au cours des derniers mois, sans vraiment de résultat convient-elle. Elle ne sent aucune ouverture des conservateurs pour garder le bureau de rémunération de Santé Canada à Shawinigan.

«Je suis intervenue auprès des ministres, nous avons publié un communiqué, nous avons insisté sur l'importance de ces emplois et de ces compétences pour Shawinigan», énumère-t-elle. «Nous trouvons ça épouvantable. Mme (Diane) Finley nous parle d'une mise à jour. Mais on sait qu'ils veulent garder leur comté à Miramichi.»

«J'ai choisi de parler aux ministres, de faire l'action à Ottawa plutôt qu'ailleurs», ajoute la députée. «J'en ai parlé au maire. Nous supportons l'action des employés à 100 %. C'est une situation catastrophique, mais le gouvernement fédéral ne veut rien comprendre. Ils nous écoutent, ils sont polis, mais ça ne change rien.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer