La technologie au service des aînés

Un colloque portant sur les technologies au service... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Un colloque portant sur les technologies au service des aînés et du maintien à domicile avait lieu, jeudi, à Shawinigan. Sur notre photo, deux conférenciers, soit Marc-André Coderre et Luc Landry qui traitaient du soutien de l'innovation dans le secteur du maintien à domicile.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Comment mettre les technologies de pointe directement au service des personnes âgées ou de ceux qui en prennent soin? C'est la question que se sont posée les participants à la première rencontre intitulée «Les technologies au service des aînés et du maintien à domicile» qui avait lieu, jeudi, au Digihub Shawinigan.

L'événement était organisé par la Société d'aide au développement des collectivités Centre-de-la-Mauricie ainsi que par le Centre collégial de transfert de technologie en télécommunications et l'Université du Québec à Trois-Rivières et prenait la forme d'une «tempête d'idées.»

On retrouvait sur place une centaine de participants provenant des milieux de la recherche technologique, des résidences pour personnes âgées et d'organismes de développement économique. Tout ce beau monde a procédé à l'évaluation de diverses technologies disponibles et des bienfaits qu'elles peuvent apporter dans la gestion du quotidien sans oublier leur capacité à accroître l'autonomie des aînés, particulièrement dans un contexte de perte d'autonomie.

Les organisateurs de l'événement espèrent que les participants sont repartis avec une meilleure compréhension des enjeux et des défis reliés au maintien de la qualité de vie des personnes âgées et qu'ils ont pu identifier les ressources disponibles et leur potentiel à répondre à un certain nombre de défis. En fin de journée, ils auront aussi pris connaissance des différents programmes pouvant servir de levier de projets et des opportunités d'affaires reliées à cette thématique. Plusieurs projets de recherche-action ont d'ailleurs été présentés dont un système de surveillance et de détection automatique de situations d'urgence développée par HKS System en collaboration avec C2T3.

Dany Lussier-Desrochers, professeur au Département de psychoéducation de l'UQTR, en a aussi profité pour présenter diverses technologies de soutien à l'autonomie des personnes. Les participants pouvaient prendre connaissance de ses projets d'appartements intelligents, intégrant des technologies de type grand public.

Tayeb Medjeldi, directeur général du C2T3, a pour sa part présenté quelques-unes des réalisations de son entreprise ainsi que des projets sur lesquels on travaille toujours. «Ce sont toutes des applications destinées au maintien à domicile», a-t-il précisé.

Il a entre autres fait la démonstration d'une caméra intelligente capable de détecter les chutes et une autre qui permet de signaler une augmentation de la température d'une personne, signal avant-coureur d'un problème de santé. «On voudrait fusionner des caméras et plusieurs capteurs pour être en mesure de prévenir certains incidents ou maladies», a-t-il précisé.

D'autre projets concernent les textiles intelligents, dotés de capteurs, qui permettent de visualiser à tout moment la posture d'une personne et de donner des indications sur son état biologique. On a aussi pu voir un piqué intelligent qu'on dépose sur un lit et qui peut aussi signaler si la personne alitée s'y trouve toujours ou si elle est encore au sec. Le même type de capteur peut en effet être utilisé pour les culottes d'incontinence.

«Tout cela peut être destiné à des résidences mais aussi à des domiciles privés, car nous sommes ici dans un contexte de maintien à domicile, a confié M. Madjeldi. On veut inciter les gens à demeurer le plus longtemps possible à la maison.»

Mariette Gélinas, présidente de l'Association des retraités de l'éducation et des autres services du Québec, était une participante très attentive jeudi. «Nous représentons 5900 aînés dans la région, dont des personnes qui aiment beaucoup la technologie, ne serait-ce que pour communiquer avec leurs petits-enfants, a-t-elle déclaré. On vient d'ailleurs d'avoir un colloque portant uniquement sur les écrans. Les gens étaient aussi intéressés à venir ici et voir où on en est rendu. C'est une façon de mieux connaître ce qui se passe en technologie. On sait que les aînés veulent être en sécurité chez eux. J'ai vu ce que l'université offrait comme moyens. Il n'y a pas que des vendeurs ici.»

Lorsqu'on demande à Mme Gélinas si elle ne craint pas une déshumanisation des services avec ce type de technologie de pointe, elle répond avoir été rassurée à ce sujet, car dit-elle, «ce sont d'abord des personnes qui aident des aînés.» Ce colloque est donc plus sécurisant qu'inquiétant, croit-elle, d'autant plus qu'on y a aussi discuté de l'utilisation des technologies par les aînés eux-mêmes, dans leur vie de tous les jours.

Soulignons enfin que cette journée ne visait pas simplement à faire la promotion de technologies développées ou en développement, mais aussi à générer d'autres projets.

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