Un guide pour accompagner les nouveaux arrivants

De gauche à droite, Diane Tremblay, coordonnatrice et... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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De gauche à droite, Diane Tremblay, coordonnatrice et animatrice à Espace Mauricie, Annie Hamelin, chef du programme intérimaire au CSSTR programme 0-5 ans, Francine Vivier, agente de soutien pédagogique au CPE Les Petits Collégiens, et Ivan Suaza, directeur général du SANA TR.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Service d'accueil des nouveaux arrivants de Trois-Rivières (SANA) a procédé au lancement, mercredi matin, d'un tout nouveau guide d'accompagnement des nouveaux arrivants.

Fruit du travail concerté d'une vingtaine d'organismes au cours des deux dernières années, ce guide s'adresse à tous les intervenants de la région qui reçoivent des immigrants dans leurs services. Le document de 110 pages comprend aussi un livret d'instructions appelé «Mon projet de vie» destiné aux immigrants eux mêmes, en particulier aux réfugiés, afin de faciliter leur intégration dans leur nouveau milieu.

«Il y avait des préoccupations de tous les organismes de Trois-Rivières qui se demandaient comment on doit travailler avec les nouveaux arrivants», explique le directeur général de SANA, Ivan Suaza.

«Il y a des gens qui sont arrivés depuis quelques années qui ne peuvent pas s'intégrer parce que des choses se passaient à l'intérieur de leur famille», raconte-t-il. On parle ici notamment de violence conjugale.

La barrière de la langue représente aussi un problème souvent important. «On a mis au travail tous les organismes d'ici qui oeuvrent pour les familles. On a fait des équipes, des comités. Tout le monde a pris ça à coeur. On va changer l'histoire des nouveaux arrivants à Trois-Rivières», dit-il.

Le guide comporte notamment le portrait des communautés culturelles les plus importantes de la région, soit les Colombiens, les Irakiens et les Congolais. «Il faut faire en sorte que ces personnes travaillent avec nous à bâtir une société», fait-il valoir.

Certaines personnes ont passé 10 à 15 ans et plus dans des camps de réfugiés. Comment faire la transition entre toutes ces années en camps de réfugiés à une vie en démocratie, demande M. Suaza. Comment espérer que ces personnes aient un plan ou un projet de vie, fait-il valoir, alors que pendant 10 ou 15 ans leur seule préoccupation a été d'avoir assez à manger pour survivre? Pas surprenant, fait-il valoir, qu'après 5 ans, ces personnes en soient au même point et ne parlent pas français alors qu'elles doivent le faire.

Pour Ivan Suaza le guide qui vient d'être lancé est une réponse toute régionale à la montée de la xénophobie qu'on voit pointe au Québec et au Canada depuis quelque temps. On y trouve des informations sur les problématiques observées et l'approche d'intervention.

«Quand on voit que tout le monde se mobilise, on ne peut pas parler de xénophobie à Trois-Rivières», fait-il valoir.

On entend des voix fortes dans toutes sortes de dossiers concernant les immigrants, le plus récent en lice ayant trait au port du niqab. «Mais il y a des gens qui parlent à voix plus basse et qui travaillent beaucoup plus fort», fait valoir le directeur du SANA. «On travaille pour avoir une société accueillante», dit-il.

«On ne pourra pas aller contre le discours en disant: Ne soyez pas xénophobe», plaide M. Suaza. «On va dire plutôt: regardez-nous. On fait des choses. C'est plus positif», plaide-t-il.

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