Déglaçage: un incident a incité la Ville à modifier ses procédures

À la suite d'un incident survenu le 3... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

Agrandir

À la suite d'un incident survenu le 3 février, Trois-Rivières a revu sa procédure pour le déglaçage des conduites d'eau gelées.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(TROIS-RIVIÈRES) Depuis un incident survenu le 3 février dernier, la Ville de Trois-Rivières a pris des mesures pour s'assurer que le déglaçage des entrées d'eau gelées soit tout à fait sécuritaire. À Montréal, l'utilisation d'électricité pour déglacer des conduites pourrait être en cause dans trois à quatre incendies ces dernières semaines. La Ville de Montréal a d'ailleurs décidé, mercredi, de suspendre le recours à cette technique.

À Trois-Rivières, un fil électrique relié à une résidence a surchauffé lors d'une opération de déglaçage, le 3 février. Les cols bleus utilisaient alors un appareil loué à un électricien. La maison n'a subi aucun dommage, selon Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières. «On a eu effectivement une problématique. Heureusement, on avait un électricien sur place. Quand l'électricien s'est aperçu de la surcharge, il a tout arrêté et on a vu que ça avait causé des dommages au fil d'Hydro-Québec. À partir de ce moment-là, on a décidé de ne plus utiliser ce type d'équipement», explique-t-il.

Si la Ville a renoncé à louer de tels appareils à des entreprises privées, elle en possède un qu'elle continue d'utiliser. Toutefois, il est muni d'un dispositif de sécurité. Dès qu'il détecte une anomalie, il s'arrête automatiquement. «Avec cette machine-là, il n'y a pas de danger qu'on mette le feu ou qu'on endommage des équipements à l'intérieur d'une résidence. C'est sûr que ça allonge le temps d'attente, mais c'est plus sécuritaire», note M. Toutant.

Les trois autres appareils utilisés par la Ville ont recours à la vapeur ou à un liquide pour déglacer les conduites.

À Shawinigan, aucun incident n'a été rapporté concernant le déglaçage. Comme à Trois-Rivières, les cols bleus utilisent un appareil à impulsion électrique. Le Service des incendies de Shawinigan tient d'ailleurs à rappeler aux citoyens de faire appel à la Ville lorsque leur entrée d'eau est gelée et de ne pas essayer de régler le problème eux-mêmes avec les moyens du bord, ce qui pourrait engendrer des problèmes encore plus graves comme un incendie. Pour ce qui est du bilan des résidences privées d'eau, il s'améliore. Jeudi, 72 étaient toujours en attente à Trois-Rivières. C'est mieux que lundi alors qu'on en comptait 97. «Pour la première fois depuis deux mois, on commence à voir la lumière au bout du tunnel», se réjouit M. Toutant. Jusqu'à maintenant, 475 cas ont été répertoriés à Trois-Rivières. Le temps d'attente est d'environ sept jours.

La situation va mieux aussi à Shawinigan alors que la liste d'attente comptait 53 résidences, hier matin. Il y en avait près d'une centaine au début de la semaine. Le nombre total de cas s'élève à 629. À La Tuque, huit nouveaux cas ont été ajoutés à la longue liste des conduites d'eau gelées. Depuis le début de l'hiver, 142 conduites gelées ont été rapportées. En date de jeudi, le délai d'attente était de 3 à 4 jours.

Avec la collaboration d'Audrey Tremblay

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer