Site d'enfouissement: Michel Angers s'impatiente

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Incapable de comprendre la position du conseil municipal de Saint-Étienne-des-Grès dans le dossier de la modification de la géométrie au site d'enfouissement, le maire de Shawinigan, Michel Angers, montre des signes d'impatience.

Il siège au conseil d'administration de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie depuis cinq ans et il déplore qu'une solution qui permettrait aux contribuables d'économiser beaucoup d'argent tarde à se mettre en place, alors que le regroupement traîne une dette de près de 65 millions de dollars.

«On essaie de comprendre», soupire M. Angers. «On ne réussit pas à comprendre pourquoi ils sont en désaccord. Nous pensons qu'il faut optimiser le site. Nous sommes déjà assez endettés. Depuis que je siège à cette régie, c'est toujours difficile, c'est toujours compliqué. On ne finit pas de payer. À un moment donné, ça suffit!»

Lors de la dernière séance régulière du conseil municipal de Shawinigan, les élus ont adopté deux résolutions concernant la RGMRM. La première confirme son implication dans l'établissement du plan de gestion des matières résiduelles à venir, une formalité. La deuxième, qui sera aussi adoptée par la majorité des membres, vise à appuyer la RGMRM pour la modification de la géométrie de la zone d'enfouissement du site de Saint-Étienne-des-Grès.

«On en a ras le pompon», s'indigne le maire de Shawinigan. «C'est sûr que je suis de ceux, au conseil d'administration, qui appuient fortement cette résolution. Toutes les autres municipalités et territoires vont l'adopter.»

À l'exception de Saint-Étienne-des-Grès évidemment, qui estime que trop de questions demeurent sans réponse dans ce dossier. L'une d'elles, soit la capacité portante de la cellule d'enfouissement numéro 1, devrait être connue au printemps.

Dans le préambule de la résolution adoptée mardi, le conseil municipal de Shawinigan insinue pourtant que «la Régie est d'avis que la modification de la géométrie de la zone d'enfouissement peut même générer moins d'inconvénients pour les populations avoisinantes que la configuration présentement autorisée.»

«C'est une partie de bras de fer», déplore M. Angers. «Nous voulons valoriser le site au maximum, alors qu'eux (les élus de Saint-Étienne-des-Grès) veulent qu'on construise de nouvelles cellules.»

«Il faut optimiser les cellules existantes parce qu'on ne sait pas si, dans cinq ans ou plus, on pourra toujours enfouir», explique-t-il. «En Allemagne, au Japon, ils n'ont plus le droit. Nous allons éventuellement emprunter la troisième voie (le recyclage des matières putrescibles). Quand nous aurons fait le ménage dans nos déchets, nous aurons réduit de beaucoup le tonnage. On ne creusera pas de nouvelles cellules avec rien dedans! Nous pensons donc qu'avec ce que nous avons, nous pouvons en remettre et sauver 20 millions $.»

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