Yves Lévesque dénonce les verts «extrémistes» 

Le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque.... (Photo: Sylvain Mayer)

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Le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque.

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(Trois-Rivières) Les propos controversés du maire de Saguenay, Jean Tremblay, sur les écologistes de Greenpeace trouvent écho, en partie du moins, chez son homologue de Trois-Rivières, Yves Lévesque. Le maire a dénoncé jeudi ceux qu'il qualifie «d'extrémistes» de l'environnement qui s'opposent à tous les projets de développement économique.

«À Trois-Rivières, nous sommes cités en exemple pour le développement durable. C'est un mélange d'économie, d'environnement et de développement social. Et lorsqu'on écoute ces groupes, c'est comme si au Québec, l'environnement c'était secondaire», affirme le maire de Trois-Rivières qui s'est bien gardé de faire une fronde contre les intellectuels, comme l'a fait Jean Tremblay plus tôt cette semaine.

Yves Lévesque estime de plus que les opposants à la fluoration de l'eau, une mesure qui sera mise en place à Trois-Rivières, sont des «extrémistes», car ils n'acceptent pas les recommandations de la Santé publique ainsi que la décision des élus qui sont, précise le maire, imputables devant la population.

«Tu ne peux pas être tout le temps contre. Le plus bel exemple, c'est la fluoration. Les porteurs de l'information des opposants influencent des gens. Et c'est correct. Mais ils désinforment les gens, parce que souvent leur position est extrême. Ils disent que le fluor est illégal et que c'est un poison. Ça, c'est un discours extrémiste», ajoute le maire.

«Si c'est poison, allez arrêter l'ordre des dentistes, les pédiatres et le ministère de la Santé. Mettez les tous en prison. Lorsqu'on amène d'autres arguments, ils ne veulent rien savoir de l'autre argumentaire. Ils sont campés dans leur position. C'est ça des extrémistes pour moi.»

Ces «extrémistes» de l'environnement défendraient plusieurs causes, au grand dam du maire. Yves Lévesque affirme qu'ils se retrouvent, ou se retrouvaient, dans les mouvements opposés au nucléaire, au gaz de schiste ou à la fluoration. «Ils sont contre tous les autres projets», prétend le maire.

Selon le premier magistrat de Trois-Rivières, la vigueur des groupes écologistes donne une mauvaise image au Québec. Il soutient que la province a pourtant «les normes les plus sévères en environnement, parfois même trop sévères à l'occasion».

Yves Lévesque prétend de plus que les groupes écologistes n'acceptent souvent pas les recommandations du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) ou du ministère de l'Environnement lorsque celles-ci vont à l'encontre de leurs positions.

«Il y a des environnementalistes au ministère de l'Environnement, sont-ils moins bons que ceux de Greenpeace? On dirait que ce que Greenpeace dit c'est vrai, mais que ce que le ministère de l'Environnement fait ce n'est pas correct. C'est toujours l'image que ça jette», ajoute le maire de Trois-Rivières.

«L'entreprise qui n'est pas contre l'environnement va préférer s'établir en Ontario, car c'est moins compliqué pour l'environnement. Les industries ont le choix de s'implanter partout. Les étapes qu'elles ont à franchir avant de s'établir sont plus lourdes qu'ailleurs. Ça compte dans la balance. On se demande après pourquoi des entreprises s'installent ailleurs.»

Lorsqu'on demande toutefois au maire quel projet dans la région a été bloqué par les environnementalistes, celui-ci n'arrive toutefois pas à donner un exemple. Mais pour Yves Lévesque, «la perception est plus forte que la réalité».

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