Sel dans l'eau: des citoyens se plaignent d'une maladie de la peau

Le propriétaire de la Pépinière 55, Réjean Lapointe.... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Le propriétaire de la Pépinière 55, Réjean Lapointe.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Saint-Étienne-des-Grès) Un nouveau chapitre dans le dossier de la salinité de l'eau potable à Saint-Étienne-des-Grès s'est écrit mercredi.

Une vingtaine de citoyens touchés par cette problématique se sont réunis à la Pépinière 55 pour faire le point sur ce dossier qui traîne en longueur depuis 2007. Non seulement, affirment-ils, l'eau potable ne l'est plus, mais qui plus est, elle pourrait être à l'origine d'une maladie de peau qui affecterait plusieurs personnes du secteur.

«À force de parler avec les gens, on s'est aperçu qu'un paquet de monde avait la gratouille, c'est-à-dire qu'ils se grattent alors qu'ils ne se grattaient pas avant. Des médecins nous ont confirmé que le taux de sel dans l'eau pourrait être responsable de ce symptôme. Depuis un an, deux ans, les démangeaisons vont grandissantes, au point où nous dénoncerons cette situation auprès de la santé publique», souligne Réjean Lapointe, propriétaire de la Pépinière 55 et résident à l'origine de cette mobilisation citoyenne. En février dernier, le ministère des Transports du Québec (MTQ) jurait que la salinité de l'eau n'était «qu'esthétique» et ne nuisait en rien à la santé des consommateurs.

Mercredi, les citoyens ont formé un comité d'action et de vigilance afin de coordonner leurs démarches auprès du MTQ, s'assurant du même souffle de parler d'une seule voix.

L'objectif ultime du comité: obtenir une nouvelle source d'alimentation en eau.

«Après on regardera les dommages», indique M. Lapointe. Un site Internet sera également mis en ligne pour informerla population en temps réel des degrés de contamination de la nappe phréatique par l'épandage d'abrasifs.

Concentrées à l'origine sur les résidences ayant pignon dans les secteurs de la rue Ringuette, du chemin des Grès et du 6e Rang, les analyses du MTQ s'attarderont finalement à l'avenue Duplessis, à raison de sept tests à toutes les deux semaines.

Selon M. Lapointe, la salinité de l'eau y a plus que doublée depuis 2012, atteignant des taux plafonds bien supérieurs aux standards établis par Santé Canada.

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