Les militants du PQ ravis du débat (vidéo)

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les militants péquistes étaient heureux mercredi: heureux du débat, de la formule et du contenu. Encore plus heureux peut-être de se retrouver si nombreux. Pas moins de 600 personnes se pressaient en effet pour assister au premier débat officiel de la course à la direction du Parti québécois, qui se déroulait au Cégep de Trois-Rivières.

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Pas moins de 600 personnes ont assisté au premier débat officiel de la course à la direction du Parti québécois qui se déroulait hier à Trois-Rivières. 

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Un autre débat a lieu entre deux observateurs attentifs, l'ex-ministre Yves-Francois Blanchet et le député Nicolas Marceau.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

On avait craint au départ que la formule soit trop lourde mais l'animateur Gilles Gougeon s'en est fort bien tiré. Il aura toutefois fallu attendre jusqu'à 19 h 35 pour qu'un vrai débat s'enclenche et à 20 h 20 pour le premier échange musclé entre Bernard Drainville et Alexandre Cloutier. Pendant deux heures, les Péladeau, Drainville, Cloutier, Ouellet et Céré ont été disciplinés et le public attentif.

Jacques Poulin, retraité de la fonction publique, aurait souhaité avoir le droit de poser personnellement des questions aux candidats. Il avait d'ailleurs préparé une liste. Il s'est consolé en appréciant les questions du public, via Internet ou les médias sociaux. «Je ne savais pas que j'aurais pu passer par Internet. Mais les questions posées par le public était valables.» M. Poulin qui avait peu suivi le cheminement de chaque candidat dit avoir beaucoup appris sur eux, hier soir.

Pour sa part, l'ex-ministre Yves-François Blanchet s'est dit agréablement surpris par la qualité des candidats et par le nombre de personnes qui s'étaient déplacées pour les entendre. «Quoi qu'on en dise, le Parti québécois est encore une impressionnante machine politique. Il y a eu des échanges d'idées de haut niveau. Un des éléments qui m'a marqué face à la brochette des candidats et des députés dans la salle, c'est que Pauline Marois avait su rassembler ces gens-là. Et l'équipe qui était là à l'époque, existe encore.»

M. Blanchet ajoute que la formule lui a plu. «J'avais peur que ce soit interminable. Ça n'a pas été le cas.» Côté évaluation, l'ex-ministre a qualifié Bernard Drainville de sportif remarquable. «Populiste mais remarquable». Il ajoute que Pierre Karl Péladeau, qui n'a pas l'expérience de ces échanges, a pris du galon ces derniers mois. «Il a appris, il s'est contenu, il ne s'est pas fâché. C'est une bonne chose.» Il trouve Alexandre Cloutier sympathique mais la stature d'un premier ministre lui ferait défaut. Enfin, Martine Ouellet est trop amère à son goût, et doit apprendre à sourire, selon lui. S'il doit éliminer quelqu'un, ce serait Pierre Céré qui, note-t-il, n'a pas l'attitude qu'il attend d'un chef.

De son côté, l'ex-ministre Jean-Pierre Jolivet a déclaré être très content du déroulement de ce premier débat qui, selon lui, fut très civilisé. «Les gens dans l'assistance ont été attentifs à ce qui se disait. La formule est bien. Chacun a pu faire valoir son point de vue. L'important, c'est que tout le monde était sur la même longueur d'onde quand il était question de péréquation ou de souveraineté du Québec. Je pense que la formule doit perdurer.» M. Jolivet note qu'il a moins aimé, au début, les pointes parfois vives lancées en direction de Pierre Karl Péladeau «Ce n'était pas le but de la rencontre de ce soir mais dans l'ensemble ce fut civilisé», a-t-il conclu.

Pascale Pinard, étudiante en maîtrise en science de l'activité physique à l'UQTR, était ravie d'avoir pu entendre tous les candidats lors d'un même événement,ce qui lui a permis, dit-elle, de saisir leurs couleurs. La jeune femme a découvert Pierre Céré mais a aussi apprécié réentendre certaines positions déjà connues comme celles avancées par l'ancienne ministre des Ressources naturelles. Elle a qualifié la formule d'intéressante et a aimé que tout se soit déroulé dans le respect mutuel malgré une formule contraignante parfois. Elle aurait toutefois souhaité que M. Péladeau réponde aux questions que lui lançaient ses adversaires.

L'ex-députée de Champlain, Noëlla Champagne, qui avait tant réclamé ce débat à Trois-Rivières, était heureuse de sa soirée qui, souligne-t-elle aussi, s'est déroulée dans le respect. Elle a apprécié que les cinq candidats se soient donné la peine de bien se préparer. «Ce fut un débat d'une tenue remarquable avec un fond solide. Ça va se raffiner tout ça, mais la formule me plaît. On s'est un peu colletaillé mais avec humour.» Elle était aussi fière de la performance de M. Péladeau - son poulain - «qui avait l'air à l'aise et qui a su donner des réponses avec finesse.»

Enfin, Benjamin Gauthier, responsable des affaires financières à l'AGECTR, a confié avoir trouvé le débat enrichissant. Il a été heureux d'apprendre que l'éducation et l'entrepreneuriat étaient les priorités de certains candidats. «Je parle en mon nom personnel mais j'espère que ce sera les priorités du prochain gouvernement.»

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