La basilique Notre-Dame-du-Cap a besoin de travaux de plusieurs millions $

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Pierre Montreuil, responsable des communications à la basilique Notre-Dame-du-Cap, montre que les vitraux ont aussi subi de sérieux dommages avec le temps.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Bien qu'elle ait convoqué les médias, mercredi, pour se faire rassurante sur la sécurité de la basilique Notre-Dame-du-Cap, la direction du Sanctuaire a quand même précisé que ce n'était pas que le campanile sur la façade qui était affecté par un léger déplacement de pierres mais tous les murs extérieurs de l'imposant immeuble, surtout dans leurs extrémités, en hauteur.

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Michel Maher, chef des services administratifs et Pierre Montreuil responsable des communications à la basilique Notre-Dame-du-Cap, tenaient un point de presse, mercredi, pour faire le point sur les travaux à venir concernant le bilan de santé du lieu de pélerinage où convergent plus de 350 000 pèlerins et visiteurs annuellement.

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Seulement avec ce que l'on sait maintenant de son état, et sans avoir encore en main le vrai bilan de santé de la basilique, on croit qu'il en coûtera davantage pour la réparer que les 8 millions $ qu'on a investis dans sa construction.

Le responsable des communications au sanctuaire, Pierre Montreuil, qui était accompagné de Michel Maher, chef des services administratifs, a précisé que le conseil d'administration avait confié à une firme d'architectes de Joliette le mandat d'établir le bilan de santé de la basilique Notre-Dame-du-Cap.

M. Montreuil a aussi confirmé que trois firmes ont déposé une soumission pour effectuer le bilan de santé. C'est finalement Arcand Laporte Klimpt Architectes qui a obtenu le contrat. On estime qu'il en coûtera 100 000 $ uniquement pour réaliser le bilan des fondations et des structures de la basilique. Un échéancier des travaux à effectuer ainsi qu'un estimé global des coûts seront par la suite remis au conseil d'administration.

Les travaux pour effectuer le bilan de santé débuteront au mois de mai, c'est-à-dire dès que le temps sera plus favorable à l'utilisation des équipements nécessaires à des travaux en hauteur. Hier, déjà, malgré le beau temps, le site était balayé par de forts vents en provenance du fleuve qui auraient rendu tout à fait impossible ce type d'intervention nécessitant des nacelles. 

Par ailleurs, on a appris que le périmètre de sécurité installé au début de mars sera retiré seulement quand les experts auront donné un avis en ce sens. 

Rappelons qu'il avait été érigé par les autorités du sanctuaire dans les heures qui ont suivi la réception de la mise en garde de l'une des firmes invitées à faire le bilan de santé. Mise en garde qui a été tempérée par un deuxième avis basé sur une lecture attentive des plans de l'édifice et un nouvel examen du campanile de la grande église. 

MM. Montreuil et Maher ont pris le temps, hier, de faire le tour de la basilique pour montrer aux médias les dommages causés par le temps. En plus des infiltrations d'eau et de dommages sérieux aux vitraux, on a aussi rappelé que les piliers des entrées latérales avaient subi des dommages. On se croise les doigts en attendant de voir ce que le bilan de santé risque encore de révéler.

On n'a pas manqué mercredi de souligner que la générosité du public de la région sera nécessaire à court, moyen et long termes pour compléter les travaux et la mise à niveau de l'immeuble inauguré en 1954, après sept ans de travaux. Comme c'est le cas de plusieurs ensembles religieux au Québec, la situation financière de la basilique est précaire.

Les dons par la poste, par Internet ou en personne seront les bienvenus car il est certain que les subventions à elles seules ne couvriront pas la totalité des coûts des travaux qui s'échelonneront sur plusieurs années. «Il est encore trop tôt pour préciser le montant des travaux mais nous sommes convaincus que les gens de la région ne laisseront pas aller ce joyau», a déclaré M. Montreuil, optimiste.

En terminant, on a insisté sur le fait que la basilique demeure parfaitement sécuritaire à l'intérieur et que les gens y sont toujours les bienvenus. On ignore pour l'instant l'impact qu'auront les travaux sur le prochain Festival de l'Assomption. On s'ajustera en conséquence le moment venu.

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