Migration interrégionale: le meilleur bilan en six ans pour la Mauricie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse canadienne, Marie-Eve Lafontaine
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Avec les difficultés économiques que connaît la Mauricie, on pourrait croire qu'elle se vide de sa population. Au contraire, elle affiche un bilan migratoire positif en 2013-2014. Elle fait même des gains dans tous les grands groupes d'âge, selon le plus récent bilan sociodémographique de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), publié hier.

«Le résultat de la dernière année est le meilleur qu'a connu la région en six ans», note l'ISQ. Ainsi, si 5538 personnes ont quitté la Mauricie en 2013-2014, 6289 s'y sont installées pour un bilan migratoire positif de 751 personnes. Le Centre-du-Québec enregistre un bilan migratoire similaire (748 personnes). En pourcentage, dans les deux cas, leur gain migratoire correspond à environ 0,30 %. Toutefois, le Centre-du-Québec enregistre ses gains les plus faibles en cinq ans, mentionne l'ISQ. «Cette région est l'une des seules où le nombre de sortants a augmenté au cours de la dernière année, ce qui a eu un effet à la baisse sur ses gains.» Seules les régions adjacentes à Montréal ont un meilleur bilan que la Mauricie et le Centre-du-Québec, soit Lanaudière (0,52 %), les Laurentides (077 %) et la Montérégie (0,33 %).

Pour ce qui est des gains par groupes d'âge, la Mauricie affiche un taux positif chez les 15-24 ans pour la première fois depuis que les données sont compilées, peut-on lire dans le bilan de l'ISQ. «En 2013-2014, la Mauricie est la seule région qui fait des gains dans tous les grands groupes d'âge, quoique ceux-ci soient très modestes chez les 25-44 ans.» Mais c'est surtout les personnes qui s'approchent de la retraite qui quittent leur région pour venir s'installer en Mauricie. «Ses gains les plus importants continuent toutefois de se faire chez les 45-64 ans, plus particulièrement chez les 55-64 ans, soit chez les personnes atteignant l'âge de la retraite», note l'ISQ. Comme la Mauricie, le Centre-du-Québec enregistre son meilleur résultat chez les 45-64 ans.

C'est Trois-Rivières qui affiche les gains migratoires les plus élevés en Mauricie (0,60 %). La capitale régionale a attiré 264 personnes âgées de 65 ans et plus et 295 dans la catégorie des 15 -24 ans. Toutefois, dans la catégorie des 25-44 ans, elle a perdu 93 personnes. Les MRC des Chenaux (0,24 %) et Maskinongé (0,15 %) font des gains moindres tandis que le solde est presque nul à Shawinigan (0,03 %). Shawinigan fait des gains notables uniquement dans les catégories des 45-64 ans (74 personnes) et des 65 ans et plus (29 personnes). Au nord, le bilan est négatif pour les MRC de Mékinac (-0,19 %) et La Tuque (- 0,77 %).

Au Centre-du-Québec, le bilan est négatif pour les MRC de Bécancour (- 0,71 %) et de Nicolet-Yamaska (-0,12 %).

Pour ce qui est de Montréal, elle a accueilli 38 600 personnes en 2013-2014, mais 53 600 personnes ont quitté la région. Il s'agit donc d'un bilan négatif de l'ordre de 15 000 individus pour Montréal.

Il s'agit d'une diminution de ses pertes pour une quatrième année consécutive, note l'ISQ. Mais grâce à d'autres facteurs comme l'immigration internationale et un accroissement naturel positif, la population de Montréal demeure en croissance.

Les régions plus éloignées des grands centres sont déficitaires dans leurs échanges migratoires au sein du Québec. Ce sont les régions de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec qui sont les plus grandes perdantes à ce chapitre.

La Côte-Nord vit une situation plus problématique, vraisemblablement à cause de la situation économique. La Côte-Nord et le Nord-du-Québec sont les seules régions qui accusent des pertes dans tous les groupes d'âge au cours de la dernière année.

Pour l'ensemble du Québec, l'Institut note que 193 000 personnes ont changé de région administrative entre le 1er juillet 2013 et le 1er juillet 2014.

L'ISQ souligne toutefois que le nombre de migrants entre les régions est légèrement en baisse par rapport à l'année précédente.

ANNÉE /SOLDE MIGRATOIRE (EN PERSONNES) /TAUX NET

2013-2014/ + 62 /+ 0,21 %

2012-2013 /- 72 /- 0,24 %

2011-2012 /- 173 /- 0,58 %

2010-2011 /- 86 /- 0,28 %

2009-2010 /- 102 /- 0,33 %

2008-2009 /- 182 /- 0,58 %

Source: Institut de la statistique du Québec

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer