Le clocher de la basilique scruté de près

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On a dressé un périmètre de sécurité sur l'esplanade de la basilique Notre-Dame-du-Cap.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'état du clocher de la basilique Notre-Dame-du-Cap a semé un certain émoi chez les administrateurs de ce lieu de pèlerinage après qu'un soumissionnaire appelé pour faire le bilan de santé de l'édifice ait jugé l'état du campanile suffisamment préoccupant pour le signaler à la direction du sanctuaire, il y a trois semaines.

Aussitôt, on a fait dresser une ligne de chevalets délimitant un périmètre de sécurité sur l'esplanade en face de l'entrée principale, elle-même condamnée. Fort heureusement toutefois, une deuxième inspection effectuée dans le clocher par un ingénieur, avec les plans de la basilique en main, a révélé que si des pierres larges de six pouces avaient bel et bien bougé d'environ un pouce, la sécurité des lieux n'était pas compromise. Malgré tout, on n'avait pas encore retiré les chevalets, mardi.

Le mauvais état du campanile est une nouvelle tuile, mais moins grave qu'on le croyait au début, qui s'abat sur les administrateurs qui doivent maintenant jongler avec plusieurs problèmes de nature différente, sans compter ce que risque de révéler le bilan de santé de la basilique lorsqu'il sera complété.

On se souviendra que sur les conseils du député de Champlain, Pierre Michel Auger, le recteur de la basilique, Yoland Ouellet, avait demandé des soumissions afin d'obtenir un état de santé global de l'immeuble qui commence à avoir besoin de réparations majeures. On pointe entre autres ses vitraux ainsi que l'étanchéité du toit. Deux soumissionnaires avaient répondu à l'appel, mais une troisième soumission fut demandée.

Pierre Montreuil, du service des communications au sanctuaire, raconte qu'un des soumissionnaires a vu quelque chose en cours d'évaluation sommaire qui avait échappé à ses confrères, soit que des pierres, à la hauteur du campanile en façade, là où se trouvent les cloches, s'étaient déplacées légèrement. Ce dernier s'est donc empressé de faire connaître ses doutes par un avis officiel, ce qui a forcé la direction à réagir pour assurer la sécurité des lieux. Les automobilistes qui garaient leur voiture près du sanctuaire en hiver, pour la messe quotidienne de 11 h, ne pouvaient donc plus le faire tandis que les personnes qui se rendaient aux offices de la basilique pendant le carême devaient emprunter les rampes de chaque côté.

La direction n'a eu d'autres choix que de faire valider rapidement ce que l'ingénieur avait repéré. Le résultat de cette inspection du clocher a été communiqué hier, en fin d'après midi, au recteur de la basilique.

M. Montreuil ne cache pas que s'il avait fallu effectuer d'importants travaux de maçonnerie au clocher, cela aurait pu entraîner d'autres répercussions sur le Festival de l'Assomption au mois d'août, car c'est précisément sur l'esplanade qu'on dresse une scène extérieure spécialement conçue pour l'endroit.

C'est finalement une firme de Joliette qui a obtenu mercredi le contrat d'établir un bilan de santé global de la basilique; un bilan attendu en mai.

M. Montreuil ajoute qu'il est évident que la direction de la basilique devra faire une collecte de fonds pour faire face à toutes ces dépenses. Des propos confirmés par le député Pierre Michel Auger qui suit ce dossier en temps réel. Ce dernier s'est dit très soulagé d'apprendre que le deuxième avis était plus rassurant que le premier et qu'on pourra sans doute circuler à nouveau normalement autour de la basilique.

Rappelons que les réparations récentes à l'un des clochers de l'église de Sainte-Anne-de-la-Pérade avaient coûté 145 000 $.

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