Vols internationaux: Trois-Rivières y croit toujours

La possibilité d'offrir des vols internationaux à partir... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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La possibilité d'offrir des vols internationaux à partir de l'aéroport de Trois-Rivières n'est pas morte. Depuis quelques mois, les discussions ont repris entre la Ville et le cabinet de la ministre Lisa Raitt à ce sujet. Plus tôt cette semaine, la question de la désignation des aéroports comme ceux de Trois-Rivières a rebondi aux Communes.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le rêve de Trois-Rivières d'offrir à son aéroport des vols commerciaux en direction des destinations soleil semble renaître. L'administration municipale est en discussion avec le gouvernement fédéral depuis le mois de juin dernier afin que l'aéroport trifluvien soit en mesure d'offrir les services de contrôle des passagers et d'inspection des bagages pour les vols internationaux.

Ce dossier lancé en 2009 avait abouti dans un cul-de-sac lorsque le gouvernement avait refusé d'accorder le titre d'aéroport désigné aux installations trifluviennes. Toutefois, le cabinet de la ministre Lisa Raitt a relancé l'idée en juin dernier. Dans une lettre envoyée au maire Yves Lévesque, la ministre des Transports indique qu'elle a demandé à Transports Canada d'établir un mécanisme permettant aux aéroports non désignés et représentant un faible risque, comme celui de Trois-Rivières, «d'obtenir des services de contrôle de sûreté selon le principe de recouvrement des coûts».

«Le gouvernement démontre une ouverture intéressante pour les aéroports comme Trois-Rivières. La ministre Raitt voulait savoir si la communauté était toujours intéressée. Notre orientation est la même: l'offre qu'on avait faite dans le temps est encore bonne. On est encore ouvert aujourd'hui», confirme le maire Lévesque.

L'offre soumise par Trois-Rivières à l'époque était d'assumer le déficit d'exploitation des coûts associés aux opérations de sécurité. Le gouvernement avait refusé d'embarquer dans cette aventure, mais Yves Lévesque soutient que l'offre de la Ville était intéressante.

«Le gouvernement disait que ça n'allait pas être rentable. On a fait faire une étude qui disait qu'il y avait de la rentabilité. On n'a pas lâché le morceau. On a continué nos démarches.»

Yves Marchand, directeur général d'Innovation et Développement économique de Trois-Rivières, voit en cette position gouvernementale une belle ouverture quant à un éventuel dénouement du dossier.

«Le gros changement à prévoir est que les aéroports désignés sont enchâssés dans une loi. Ce que je pressens, c'est que le gouvernement et les fonctionnaires regardent un scénario pour avoir des aéroports qui, sans être désignés, auront les services. Le principe est que l'expérience se fasse à coûts nuls pour le gouvernement. S'il y a un déficit, la Municipalité paiera la différence et c'est ce qu'on avait offert.»

La Ville de Trois-Rivières est non seulement très ouverte à l'idée du gouvernement, mais elle propose d'agir à titre de cobaye pour la mise en place du mécanisme à établir qui permettrait à son aéroport d'offrir les services de contrôle de sûreté.

Le dernier échange entre Trois-Rivières et le cabinet de la ministre Raitt a eu lieu en janvier. La ministre des Transports mentionnait que Transports Canada continue d'examiner et d'analyser différentes options pour permettre aux aéroports non désignés d'offrir lesdits services de contrôle. Le maire Lévesque attend des nouvelles dans les prochains mois.

Rappelons qu'en 2009, la compagnie Sunwing avait manifesté le désir d'offrir des liaisons entre Trois-Rivières et ses destinations soleil en raison notamment de l'importance du marché régional. Trois-Rivières a près de 135 000 citoyens, mais toute la région de la Mauricie compte quelque 250 000 personnes, sans compter les bassins de Nicolet, de Bécancour, d'autres villes du Centre-du-Québec et du secteur est de la région de Lanaudière.

Sherbrooke mène aussi des discussions avec la ministre Lisa Raitt. La Ville a proposé une mesure de sécurité avec le principe de recouvrement de coûts et a aussi suggéré d'accueillir un projet pilote. Le député fédéral de Sherbrooke, Pierre-Luc Dusseault, a pour sa part soumis une motion à la Chambre des communes proposant que les aéroports non désignés offrent, à leurs frais, des contrôles de sûreté reconnus par l'Administration canadienne de sûreté du transport aérien (ACSTA).

Cette motion a passé un premier test lundi, à Ottawa, alors que les députés en ont débattu pendant une heure. Un vote aura lieu le mois prochain, après uneautre portion de débat sur cette motion.

Le député néo-démocrate de Sherbrooke s'est réjoui que le gouvernement soit ouvert à appuyer son initiative.

Le mécanisme de désignation demandé par la motion du député Dusseault vise plus de 400 aéroports se trouvant dans la même situation que ceux de Sherbrooke et de Trois-Rivières.

Avec la Tribune

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