Coupes dans les commandites: inquiétude et indignation

Les Jeudis Centre-ville de La Tuque ne profiteront... (Photo: Audrey Tremblay)

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Les Jeudis Centre-ville de La Tuque ne profiteront pas de commandites d'Hydro-Québec pour la prochaine année.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La prochaine année pourrait être difficile pour certains événements de la région. C'est qu'à la suite d'une demande du Conseil du trésor, Hydro-Québec et Loto-Québec travaillent à resserrer leur budget en réduisant, entre autres, leurs dépenses de commandites et de publicité. La situation suscite de l'inquiétude.

En pleine période de négociations avec les sociétés d'État, le directeur général du FestiVoix de Trois-Rivières, Thomas Grégoire, estime que des coupes pourraient être «dommageables, mais pas catastrophiques».

L'organisation se dit prête à s'adapter dans la mesure où elle serait touchée par les compressions, mais M. Grégoire espère être épargné.

«On est en discussion avec eux. On a toujours eu des bonnes relations professionnelles et d'affaires avec eux. On négocie, et on va s'adapter. [...] On est prêt à affronter toutes sortes de situations. Ça fait plusieurs mois que ces informations-là on les connaît. On prépare des plans A, des plans B», a fait savoir M. Grégoire.

Ce dernier ne cache toutefois pas qu'il s'agit de commandites importantes et que le soutien des sociétés d'État est important. «On a aussi beaucoup de partenariats avec les entreprises privées comme beaucoup d'événements. Chaque financement du plus petit au plus gros est fondamental pour l'événement.»

Des événements comme la Classique internationale de canots de la Mauricie et le Festival western de Saint-Tite pourraient également avoir la mauvaise surprise de voir diminuer leurs commandites. Les deux rassemblements, qui reçoivent de l'argent des sociétés d'État, n'avaient pas, jusqu'à récemment, renouvelé leurs ententes. Pour le Festival western, les commandites de Loto-Québec et d'Hydro-Québec représentent environ 20 % du budget. Il n'a pas été possible, hier, de savoir dans quelle mesure ces deux événements allaient être touchés.

Pour sa part, le Grand Prix de Trois-Rivières ne sera pas affecté puisque son entente était encore valide pour 2015 et, même si on trouve la situation préoccupante, on estime que l'événement est en bonne position pour y faire face.

«On est chanceux parce qu'on a un événement qui va bien, qui remplit ses objectifs, mais également les objectifs de ses partenaires. Donc, on se dit que s'il y a des coupures à faire, on devrait être dans les derniers parce que les investissements que Loto-Québec fait chez nous sont rentables, parce qu'on atteint les objectifs qu'ils nous demandent. Évidemment, ce genre de situation n'est jamais le fun, mais c'est moins inquiétant pour des gens qui travaillent bien comme nous autres, le Festival western...», soutient le directeur général du GP3R, Dominic Fugère.

Plus petits et plus inquiets

Les inquiétudes sont plus grandes dans les organisations de plus petits événements. On se questionne d'ailleurs sur la façon de gérer les compressions.

«Il faut faire attention quand on exerce ce genre de coupures. Je ne veux pas parler du but, mais il faut les faire de la bonne façon», lance Yvon Picotte, président du Festival de la galette de sarrasin à Louiseville.

«Si, à Montréal, il reste assez d'argent pour se payer des voyages en Europe pour inciter les gens à venir chez nous, peut-être qu'eux ont davantage les moyens que nous autres de s'en passer pour une année», ajoute-t-il.

L'événement avait été commandité pour la toute première fois par Hydro-Québec l'an dernier, mais à ce jour, le renouvellement était toujours incertain. M. Picotte ne croit toutefois pas que l'impact soit dommageable au point d'empêcher l'organisation de fonctionner.

Du côté du Festival de la truite mouchetée Saint-Alexis-des-Monts, on parle plutôt d'ajustement. «Si on est coupé, il va falloir faire avec. On va se revirer de bord, mais c'est certain qu'avec moins de budget on se permet moins de dépenses et d'activités. C'est certain que cela a un impact», note le président de l'événement, René Julien.

Ce dernier a confirmé que l'entente avec Hydro-Québec était toujours bonne, mais qu'aucune confirmation n'avait été reçue de la part de Loto-Québec.

À la Corporation de l'Amphithéâtre, on estime qu'un seul événement pourrait être affecté. Il s'agit de Trois-Rivières en blues selon le directeur général, Steve Dubé.

«On a des rencontres pour voir ce qu'il en est, mais je ne peux pas faire état de la situation aujourd'hui. [...] On ne peut pas s'inquiéter tant qu'on n'a pas les résultats, mais pour le moment il n'y a rien qui me permet de m'inquiéter.»

D'autres ont déjà pris leur sort en main. C'est le cas des Jeudis Centre-ville de La Tuque qui ne pourront plus mettre la main sur les 10 000 $ que fournissait Hydro-Québec. La Ville était au courant depuis déjà un moment que ce montant ne serait pas versé cette année. D'ailleurs, cet argent n'avait pas été prévu dans le prochain budget.

Toujours dans le Haut Saint-Maurice, le Festival de chasse, qui a déjà reçu dans le passé des commandites d'Hydro-Québec, n'a pas de très grandes attentes pour les demandes de 2015.

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