De Shawinigan au Nicaragua

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Bien loin du froid qui a frigorifié le Québec en janvier et février, le Shawiniganais Vincent Villemure Duchesneau et ses deux amis étaient au Nicaragua en train de planifier l'ouverture d'une auberge de jeunesse. Le trio pourra réaliser son rêve de démarrer et gérer une entreprise en lien avec ses passions combinées pour les voyages, l'aventure, le surf et le yoga. L'ouverture du Free Spirit Hostel est prévue le 1er juin et déjà, la première semaine affiche complet.

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La villa se trouve sur le bord de l'océan Pacifique. Quelques travaux seront réalisés entre le 6 avril et l'ouverture en juin.

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Laurent Champagne, Karl T. Pineault et Vincent Villemure Duchesneau réaliseront leur rêve d'ouvrir une auberge de jeunesse au Nicaragua le 1er juin.

En août dernier, Vincent Villemure Duchesneau, Karl T. Pineault et Laurent Champagne sollicitaient la collaboration du public afin de compléter le financement de leur projet. Les trois bacheliers en administration des affaires de l'Université Laval ont amassé plus de 25 000 $ via cette démarche de sociofinancement, et ils ont pris le chemin du Nicaragua à bord de leur minibus le 8 octobre.

En partant, les trois jeunes hommes ne savaient pas précisément où ils s'établiraient dans ce pays d'Amérique centrale situé entre le Honduras et le Costa Rica. «On s'est promenés et on a trouvé notre petit coin de paradis par hasard, près d'un terrain de camping où on s'était arrêtés. On est tombés en amour avec l'endroit», raconte Vincent en parlant de la maison à vendre que ses amis et lui ont aperçue à El Transito, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de la capitale Managua.

Après avoir été séduits par la propriété en décembre, les trois amis ont entamé les démarches administratives et légales pour s'en porter acquéreur et pouvoir y exploiter une entreprise récréotouristique. «Nous prenons possession de la maison le 6 avril. C'est une magnifique villa, juste sur le bord de l'océan, avec les vagues qui viennent frapper le muret devant...», décrit Vincent.

Déjà, le site internet du Free Spirit Hostel détaille les options d'hébergement; les visiteurs pourront réserver la chambre privée avec salle de bain, ou encore loger dans un des quatre dortoirs pour quatre, avec salle de bain partagée. Les propriétaires proposent aux voyageurs d'aller les chercher à l'aéroport avec leur minibus, et offrent des forfaits de surf et yoga comprenant l'hébergement, les déjeuners et soupers, des cours de surf, la location de planches et des séances de yoga.

Une fois la maison en leur possession, Vincent et ses amis effectueront certains travaux d'aménagement. «On va installer une plate-forme de yoga, une cuisine extérieure, un bar, un petit café. On est à la recherche de bénévoles pour nous aider», indique le Shawiniganais en ajoutant que le projet est déjà assez connu dans la communauté de voyageurs en général et de surfers en particulier.

«Les gens embarquent dans notre projet. On s'est rendu compte que les gens en avaient entendu parler. Avec les réseaux sociaux, ça a fait boule de neige. Notre semaine d'ouverture est déjà bookée!», se réjouit-il avant d'ajouter: «On remercie d'ailleurs tous ceux qui nous ont suivis».

Quand on lui demande quels seraient les atouts à vanter pour inciter les gens à visiter le Nicaragua, le Centre-Mauricien répond: «Mes parents sont venus me rendre visite, et ce qu'ils ont dit est que c'est un dépaysement total. C'est peut-être un pays pauvre, mais riche en culture. Et côté température, c'est très chaud par rapport à l'hiver québécois! Il y a de grandes plages et des couchers de soleil magnifiques... Le coût de la vie n'est pas cher...», énumère-t-il.

Mais au-delà des considérations de marketing, Vincent souhaite que son exemple puisse servir d'inspiration à ceux et celles qui entretiennent des rêves ou des projets, conventionnels ou hors des sentiers battus: «J'espère que notre expérience pourra encourager ceux qui ont des rêves à les réaliser, même si parfois ils peuvent être découragés par certaines personnes. Et peu importe le rêve...»

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