Le mois de février le plus froid en 115 ans!

Le mois de février a été historiquement glacial... (Photo: Sylvain Mayer)

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Le mois de février a été historiquement glacial en 2015.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Avec ses températures nettement sous les normales de saison, le mois de février 2015 aura marqué l'histoire. Il a été le mois de février le plus froid de toute l'histoire des mois de février recensés: dans son sommaire climatologique mensuel, Environnement Canada mentionne que cette «anomalie de température» sur l'est et le sud-ouest du Québec n'avait jamais été observée en 115 ans!

L'air arctique qui a soufflé sur le Québec en février a plongé la province sous des températures entre cinq et neuf degrés sous les normales mensuelles entre le 1er et le 25 du mois. Selon Environnement Canada, les variations de température ont été moins grandes cette année, ce qui explique ce nouveau record.

«C'est évidemment le froid qui a marqué le mois de février. Il y a eu 18 jours avec une température inférieure à -20, alors que la normale pour février est de 7 à 8 jours. C'est plus que le double. Cela démontre bien la constance du froid. C'est ce qui caractérise le mois de février, en opposition avec janvier, où au contraire nous avions des hauts et des bas très marqués», a lancé André Cantin, météorologue pour Environnement Canada.

C'est à La Tuque que la température a été la plus froide, éclipsant du coup la moyenne record de -18 degrés Celsius de 1993. La moyenne de février aura été de -22 en date de cette année. Pour le reste de la région, un mois de février normal aurait dû avoir en moyenne aux alentours de -9 ou -10 degrés Celsius, alors que la moyenne approximative pour 2015 est entre -16 et -17.

Par ailleurs, la semaine de relâche s'annonce plutôt bien pour toutes les familles et les enfants. Les conditions seront favorables aux sports d'hiver et aux sorties à l'extérieur. Toutefois, il se pourrait que ce soit encore frisquet par moment.

«Dans la deuxième moitié de semaine, le froid va devenir un peu plus mordant. Pour le début de la semaine par contre, ce sont quand même de belles conditions. Samedi et dimanche seront de très belles journées, encore sous les normales, mais -7 et -8, ce sont quand même de belles conditions pour jouer dehors», souligne le météorologue.

Les experts prévoient un peu de neige pour mercredi et le retour du temps froid pour jeudi et vendredi. «Les bonnes conditions devraient revenir pour l'autre fin de semaine», note M. Cantin.

Des granules rares

En plus du froid intense qui persiste, les propriétaires de poêles aux granules ont dû, et doivent encore, faire face à un problème d'approvisionnement.

Les granules de bois pour chauffer leurs poêles sont devenus si rares qu'on parle de pénurie. Dans l'ensemble des quincailleries que Le Nouvelliste a visitées, impossible d'en trouver le moindre sac.

Une première en cinq ans selon le directeur général chez Rona H. Matteau et Rona L'Entrepôt, Daniel Grenier.

«Je n'ai jamais vu ça! Déjà au commencement de la saison, on avait de la misère à en avoir. C'est certain que le froid intense en demande beaucoup plus. [...] Je pense que tout le monde est dans la même situation. Il y a un genre de pénurie. On attend encore une van, mais aussitôt que ça arrive le téléphone sonne et ça part dans le temps de le dire», a-t-il confirmé.

Moins de précipitations

Excepté dans l'est de la Gaspésie et sur la Basse-Côte-Nord, le Québec a enregistré beaucoup moins (un déficit d'au moins 25 %) de précipitations dans le deuxième mois de l'année. «Durant le mois, tous les systèmes météorologiques ont subi la même trajectoire. Ils glissaient sous les Maritimes, poursuivaient leur route sur la Gaspésie et finissaient sur la Basse-Côte-Nord», indique Catherine Vallières, météorologue à Environnement Canada.

N'en déplaise à plusieurs, le mois de mars pourrait aussi s'avérer sous les normales saisonnières.

«Si l'hiver s'étire, ça pourrait devenir un problème. Le froid à long terme pourrait créer des inondations au printemps lors du dégel», ajoute Catherine Vallières.

Avec La Presse

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