Cause d'Alain Fournier pour harcèlement: l'UQTR demande le huis clos à la CRT

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Université du Québec à Trois-Rivières a déposé une requête à la Commission des relations du travail afin d'obtenir une ordonnance de non-divulgation dans le dossier de son ancien directeur des équipements, Alain Fournier.

Le témoignage de M. Fournier devant la CRT se poursuit vendredi et l'UQTR veut à tout prix éviter que les médias aient le droit de continuer à couvrir les audiences de la CRT, alors qu'elles sont publiques, et de rapporter les témoignages qui y seront présentés.

Le Nouvelliste a obtenu copie de la requête déposée par l'UQTR. L'argument invoqué par l'Université pour tenter de bâillonner la presse, c'est que «lors de la première journée d'audition, la procureure de l'intimée a demandé l'exclusion des témoins, une mesure nécessaire afin de s'assurer que les témoignages entendus ne teintent pas le témoignage des témoins à venir».

Rappelons que l'UQTR n'avait pas demandé le huis clos lors de la première journée d'audience, le 17 novembre dernier. Elle a toutefois constaté qu'à ce moment-là, la cause avait attiré tous les médias de la région.

«À ce stade, la publication des seuls propos du Plaignant risque d'influencer les autres témoins et de biaiser les témoignages à venir», invoque l'UQTR pour éviter la couverture médiatique.

L'Université mentionne aussi qu'il y a «présence d'une importante corrélation entre le présent dossier et un autre dossier impliquant l'Intimée et un ancien cadre, une affaire dont est saisie la Commission», peut-on lire dans la requête.

Cet autre cadre, c'est Martin Gélinas, l'ancien vice-recteur aux ressources humaines qui a lui aussi porté plainte, comme M. Fournier, pour congédiement abusif et harcèlement psychologique de la part de la rectrice, Nadia Ghazzali et du vice-recteur intérimaire Gilles Charland.

Dans le cas de M. Fournier, c'est la vice-rectrice Johanne Giguère et Gilles Charland qui sont visés.

L'UQTR estime que le dossier de M. Gélinas (qui sera entendu en mars) «pourrait être biaisé par la publication hâtive des témoignages entendus dans le cadre de la présente instance».

L'UQTR estime de plus que «l'information légitime du public est faussé par la seule version des faits qui leur est apportée, soit celle du Plaignant».

En fait, c'est que l'UQTR ne pourra pas donner sa version des faits avant plusieurs semaines après le témoignage de M. Fournier parce que les journées d'audiences ne se succèdent qu'à plusieurs semaines d'intervalle. «L'ordonnance recherchée», plaide l'Université, «est nécessaire pour écarter un risque sérieux d'atteinte à la saine administration de la justice».

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